
Conakry- L’Association des Ressortissants de la Guinée Forestière aux États-Unis (ARGUIFA) a procédé, ce samedi à Conakry, lors d’une conférence de presse, au lancement officiel de la première édition des 48 Heures de la Guinée Forestière aux États-Unis, un événement prévu les 5 et 6 septembre 2026 à New Jersey.
Placée sous le thème « Culture, investissement et développement : le rôle stratégique de la diaspora forestière dans la transformation de la Guinée », cette initiative ambitionne de faire de la diaspora un acteur majeur du développement de la région et du pays.
À travers des conférences, des panels, des rencontres d’affaires, des activités culturelles et des initiatives de promotion touristique, les organisateurs entendent mettre en valeur les richesses de la Guinée Forestière tout en mobilisant les compétences de ses fils et filles établis à travers le monde.

Responsable national du projet, Alice Doré a expliqué que cette rencontre est portée par l’ARGUIFA, qui regroupe les ressortissants de la Guinée Forestière vivant aux États-Unis. Il a indiqué que l’objectif visé : « c’est de faire en sorte que ça puisse être une plateforme économique, culturelle, qui va se réunir chaque année pour mettre à nu les difficultés auxquelles la région est confrontée, pour mettre aussi en lumière les opportunités qu’offre la Guinée Forestière, mais faire en sorte que les expertises que cette région a à travers le monde entier, je veux nommer ici ceux qui sont du côté des États-Unis, en France, un peu partout pour que cette expertise puisse être mise à disposition de l’État guinéen, car nous estimons que le développement de chaque nation passe d’abord par la ressource humaine.Quelles qu’en soient les mines, tout ce qu’on a comme ressources, comme richesses dans le pays, il faut la ressource humaine pour la mettre en valeur. Donc, raison pour laquelle nous avons pensé créer cette plateforme qui va être le leitmotiv de toute une région et pour que, à chaque année, qu’on se retrouve et qu’on essaie d’accompagner les autorités actuelles à travers le Simandou 2040, qui n’est pas seulement qu’un projet, mais qui, pour nous, est le top départ du développement de ce pays qu’on appelle communément le paradis. »
Poursuivant son intervention, il a indiqué que le rendez-vous de New Jersey accordera une place importante aux échanges entre experts, investisseurs et membres de la diaspora : « cela va se passer non seulement par des panels, des conférences, dont la thématique va être axée sur l’investissement, la culture, l’économie, mais aussi des tables rondes pour qu’on essaie d’identifier et de mobiliser l’expertise, et aussi la ressource humaine, qu’offre aujourd’hui cette région, pour que chacun de nous essaie d’apporter sa contribution. »
La culture comme vitrine de la Guinée Forestière

Intervenant sur le volet culturel, Michel Theo Lamah a insisté sur la valorisation du patrimoine matériel et immatériel de la région, avec l’ambition de mieux faire connaître ses traditions auprès du public international : « [il y aura] l’exposition des masques, la valorisation de nos rythmes, des instruments de musique, des danses et des récits. Tout ce qui est lié à la tradition. Du point de vue touristique, comme nous l’avons mentionné, nous avons essayé de parler de l’exposition ou d’exportation de nos instruments et des rythmes. Donc là, du coup, parce que nous avons constaté qu’il y a des rythmes de la Guinée Forestière qui sont méconnus par le public international. Donc c’est une occasion de pouvoir vendre ces rythmes, ces masques et ces danses. »
Miser sur le storytelling pour séduire investisseurs et touristes

Membre du comité d’organisation, Élise Koïvogui a expliqué que la promotion de la région passera par des contenus audiovisuels et des témoignages authentiques mettant en avant aussi bien les besoins que les atouts de la Guinée Forestière : « ça va se passer à travers des storytelling …s’il y a une école qui n’a que deux niveaux, première, deuxième année. On vend ce village. On va présenter le pont de Lianes, parce que l’objectif, c’est qu’il y aura des projections. Autant on vend le besoin qu’il y a dans la région, autant on vendra ce qu’il y a de meilleur. Et c’est quoi ? C’est la chaleur. C’est comment nos femmes font l’extraction d’huile de palme, par exemple. Depuis la cueillette jusqu’à la transformation.»
Il a poursuivi en expliquant les supports qui seront utilisés pour accomplir la mission qu’ils se sont fixée : « cela par des vidéos, par des témoignages authentiques qui vont être réalisés. C’est pour cela, cette conférence, elle se tient deux mois avant l’événement. Parce qu’on veut déjà lancer le ton des activités. Ces deux prochains mois, autant on fera le lobbying que tout le monde verra, mais derrière, il y aura un travail de fond. Il y a des équipes qui vont se rendre dans la région pour faire les interviews, faire des filmages, pour que ça soit actuel. On ne veut pas qu’on partage des images qui sont obsolètes ou que ce soient des témoignages qui ne sont plus d’actualité. Donc, c’est en cela on va vendre le potentiel touristique de la région et de ce pays pendant ces 48 heures. »
Le FODAC annonce son accompagnement

Présent à la cérémonie, le Directeur général adjoint du Fonds de Développement des Arts et de la Culture (FODAC), Noël Lamah, a rappelé les missions de son institution avant d’annoncer un accompagnement en faveur des participants qui rempliront les conditions de mobilité. « Nous sommes l’institution qui accompagne les projets culturels au sein du Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat. Le Fonds de Développement des Arts et de la Culture, c’est le bras armé du Ministère en matière de financement des projets culturels, mais aussi en termes de recherche des projets culturels. Pour le reste, quant à la participation des 48 heures aux États-Unis, nous, nous pouvons, en tant que direction, accompagner ceux, au nom du Directeur Général, Monsieur Malick Kébé, qui auront le visa dans la mobilité. Parce que l’une des missions du Fonds de Développement des Arts, c’est aussi faciliter le déplacement des artistes et à l’intérieur du pays, mais et à l’extérieur du pays », a-t-il précisé.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
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Last modified: 28 juin 2026





