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Affaire Jean Paul II : la CRIEF clôt les débats et fixe les réquisitions au 15 juin

9 juin 2026

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La Cour de répression des infractions économiques et financières a mis fin, ce lundi 08 juin 2026, aux débats dans le dossier impliquant la direction de l’hôpital Jean Paul II et plusieurs coaccusés. L’affaire, qui porte sur de graves accusations financières et administratives, revient devant la juridiction le 15 juin prochain pour les réquisitions du parquet et les plaidoiries.

Dans cette affaire, trois personnes sont poursuivies. Il s’agit du directeur général de l’hôpital Jean Paul II, Soriba Soumah, du fournisseur Ismaël Traoré, ainsi que de Mohamed Sangaré, comptable de l’établissement, actuellement en fuite. Les trois hommes sont accusés de faits présumés de « détournement de derniers publics, corruption d’agents publics,faux et usage de faux en écritures publiques, enrichissement illicite et complicité ».

Selon les informations présentées à l’audience, Soriba Soumah et Ismaël Traoré sont en détention préventive depuis le mois d’avril dernier.

Deux témoins entendus à la barre

Au cours de cette audience, la cour a entendu deux témoins, tous en service au centre hospitalier Jean Paul II. Il s’agit d’Ibrahima Barry, chargé des matériels, et du Dr Mandian Camara, médecin chef de service.

Abordant un point central du dossier, notamment la question d’un groupe électrogène offert à l’hôpital par des partenaires indiens, Ibrahima Barry a livré sa version des faits. Il a déclaré :  « moi, j’ai appris par les vigiles que c’est le comptable Sangaré qui a fait sortir le groupe électrogène pour la réparation, donc depuis ce jour, je n’ai pas revu ce groupe électrogène. J’avais même informé le directeur général pour ça ».

De son côté, le Dr Mandian Camara, qui figure parmi les dénonciateurs du directeur général auprès du parquet spécial, est revenu sur ses relations tendues avec sa hiérarchie. Il affirme avoir été victime de mesures injustes.

Il a expliqué : « le directeur a pris position contre moi depuis longtemps. Il m’accuse de n’est pas lui défendre devant l’inspection général du travail, en plus parceque je n’ai pas accepté de travailler avec ses deux recommandés. Ces deux jeunes ne sont pas des pharmaciens de profession. Ils n’ont même pas le BEPC. Donc, c’est depuis lors, il a pris position contre moi, et il m’a relevé de mes fonctions ».

Le médecin chef a également ajouté une autre accusation, affirmant que le directeur général lui aurait proposé d’augmenter le nombre de patientes souffrant de fistule obstétricale afin de bénéficier d’une aide de l’État.

Des accusations rejetées par la défense

Des allégations fermement rejetées par le principal accusé. Soriba Soumah estime que ces accusations relèvent d’un règlement de comptes. Selon lui, les plaignants seraient motivés par le fait qu’il ne correspond pas à la personne qu’ils souhaitaient voir à la tête de l’hôpital Jean Paul II.

Après avoir écouté les différentes parties, la cour a rejeté la demande de mise en liberté formulée par la défense. L’affaire a été renvoyée au 15 juin 2026 pour les réquisitions du parquet et les plaidoiries des avocats.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com 

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Last modified: 9 juin 2026

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