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Siguiri : le décès suspect d’une jeune femme relance le débat sur les cliniques clandestines

6 juin 2026

Une jeune femme d’une vingtaine d’années, identifiée comme Makassia Traoré, est décédée dans des circonstances troubles après avoir reçu des soins dans une structure sanitaire non officiellement identifiée à Doko.

Résidant à Tonso, dans la préfecture de Siguiri, la victime suivait habituellement un traitement auprès d’un praticien de la localité.

Son décès met en lumière la problématique persistante des cliniques clandestines dans la région.

Selon le Dr Abdoulaye Bâchir Condé, médecin d’appui aux services d’urgence médico-chirurgicale, il a été contacté dans la soirée du mercredi par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, avant d’être mis en relation avec des agents présents sur le terrain.

Un traitement administré, puis une dégradation rapide

D’après les premières informations recueillies, la jeune femme aurait reçu un traitement auprès d’un praticien basé à Doko. De retour à Tonso, son état de santé se serait rapidement dégradé. Admise en urgence au poste de santé local, elle a été prise en charge par les agents sanitaires, qui ont cherché à retracer les soins administrés en amont pour comprendre l’origine de cette aggravation soudaine.

Selon le Dr Condé, le praticien ayant effectué les premiers soins aurait reconnu avoir administré un produit présenté comme du « Novalzin ». Un médicament qui, d’après le médecin, ne figure plus parmi les produits recommandés dans le circuit sanitaire national.

Une suspicion d’intoxication médicamenteuse

À ce stade, les circonstances exactes du décès restent à déterminer officiellement. Le Dr Condé évoque une suspicion d’intoxication médicamenteuse, tout en précisant que les enquêtes devront établir les causes réelles du décès.

Autre élément qui interpelle : la structure sanitaire où les premiers soins ont été administrés ne disposerait ni d’agrément visible ni d’identification officielle, selon les témoignages recueillis sur place.

Plusieurs personnes entendues par la gendarmerie

Dans le cadre des investigations, plusieurs personnes ont été entendues par les services de gendarmerie. Parmi elles figurent des agents du poste de santé ayant assuré la prise en charge finale, ainsi que les responsables présumés de la structure incriminée.

Le corps de la victime a été remis à sa famille sur instruction du procureur, tandis que l’enquête se poursuit pour faire toute la lumière sur ce drame.

Cette affaire remet sur la table la question du contrôle des structures sanitaires informelles dans la préfecture de Siguiri, où les autorités locales multiplient depuis plusieurs mois les opérations de recensement et d’identification des établissements de santé non agréés.

Karifa Kansan Doumbouya correspondant régional, pour mediaguinee.com

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Last modified: 6 juin 2026

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