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Contentieux électoral : la DGE s’explique sur le cas du FRONDEG

25 mai 2026

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Lors d’une conférence de presse animée ce dimanche 24 mai, la directrice générale des élections, Djenabou Touré, a apporté des précisions sur la situation du Front démocratique de Guinée (FRONDEG), dont les responsables dénoncent l’absence du parti sur la liste nationale, malgré son retour annoncé dans le processus électoral.

Face aux journalistes, la patronne de la Direction générale des élections (DGE) a expliqué que le FRONDEG, dirigé par Yéro Baldé, a obtenu gain de cause dans plusieurs procédures judiciaires liées à certaines candidatures locales. « FRONDEG est candidat au scrutin de plurinominal, uninominal. Partout où ils sont allés en justice, ils ont gagné. Ils sont là. », a-t-elle déclaré.

Revenant sur la liste nationale, Djenabou Touré affirme que le retrait du parti est venu du FRONDEG lui-même au moment de la clôture des candidatures. « Sur la liste nationale, c’est FRONDEG qui a écrit qu’il s’est retiré au moment de la clôture des listes. Les listes étaient validées par la Cour suprême. Il avait gagné son procès de Ratoma à la Cour suprême. Aux Etats-Unis, il a gagné son procès à la Cour suprême. La Cour suprême lui a notifié, fait injonction à la DGE de faire revenir sa candidature à Ratoma et aux Etats-Unis. Parce que c’est les deux qui l’ont amené à la Cour suprême. », a-t-elle expliqué.

La directrice générale des élections a également évoqué plusieurs cas de rétablissement de candidatures au niveau communal, à l’exception de Koubia et Sonfonia. « Maintenant, au niveau des communes, à l’exception de deux : Koubia et Sonfonia, tout le reste, le tribunal l’a rétabli. Même parfois, injustement. Allez prendre la liste du FRONDEG à Gbessia, ça ne fait pas 45 conseillers. Ce pourquoi on l’a rejeté. Ça fait moins de 45. Je défie qui que ce soit. Allez sur notre site, 29 conseillers. Là où on vous demande 45. Mais la justice l’a rétabli. », a-t-elle soutenu.

Selon elle, plusieurs candidats du FRONDEG auraient directement saisi la DGE afin de poursuivre leur participation au processus électoral, malgré le retrait du parti. « C’est les candidats de Frondeg qui ont écrit à la DGE pour dire : “Nous n’avons pas été consultés par cette décision. Nous voulons continuer dans le processus.” », a rapporté Djenabou Touré.

Elle indique que la DGE a alors sollicité un avis consultatif de la Cour suprême, faute de disposition claire dans le Code électoral concernant un retrait suivi d’un retour dans le processus. « Il n’y a aucune disposition dans le Code qui prévoit ça. Tu te retires, tu reviens. Il n’y a aucune disposition. Donc, on part vers notre institution suprême de la justice. On lui demande son avis consultatif. Son avis a été de laisser les gens continuer. », a-t-elle expliqué.

La responsable de la DGE précise que seuls les candidats ayant officiellement adressé une demande ont été réintégrés. « C’est en fonction de ceux qui ont écrit. C’est pour cela qu’il y a deux ou trois qui n’ont pas fait de lettre, qui ne sont pas concernés. Parce qu’ils n’ont pas écrit. Mais tous ceux qui ont écrit sur le territoire, même nous envoyés par WhatsApp, parce qu’il y en a qui ont pris le véhicule de Koundara pour venir ici déposer leur courrier, on a quand même pris le soin de faire la saisine pour l’avis consultatif. Et ils sont aujourd’hui candidats. Ils ont leurs photos sur les bulletins de vote. Ils sont en train de battre campagne. », a-t-elle ajouté.

Pour Djenabou Touré, la DGE a agi dans le souci de préserver les chances des candidats concernés. « Donc, on n’a pas été injustes. On a plutôt laissé une porte ouverte pour que les autres ne perdent pas leur chance. », a-t-elle insisté.

Concernant la réintégration tardive du FRONDEG sur la liste nationale, elle affirme que le processus était déjà arrivé à une étape irréversible. « Mais après, Frondeg dit qu’ils sont revenus dans le processus. Mais c’est trop tard. Mais on lui dit non, la liste était déjà bloquée. Parce que la Cour suprême a dit qu’un candidat est libre. L’arrêt de la Cour suprême n’est pas susceptible de recours. Mais si vous vous retirez de plein droit, on ne peut pas vous obliger à être là. Mais si vous revenez au moment que nous sommes en train d’imprimer les bulletins ou qu’on a enlevé votre tête, on ne peut plus vous remettre. », a-t-elle fait savoir.

En conclusion, la directrice générale des élections a défendu la cohérence du travail de son institution, tout en reconnaissant que des erreurs peuvent exister dans toute œuvre humaine. « Soyons quand même juste avec nous-mêmes. Nous, nous sommes cohérents dans ce que nous faisons. Je sais que quand vous vous occupez de hautes fonctions, vous allez être insultés. On va tout vous dire. Mais travaillez selon la loi. C’est ce qui est le plus important. Ici, on ne dit pas que tout ce que nous faisons est parfait. On ne dit pas que tout ce que nous faisons est bon. On ne dit pas que tout ce que nous faisons est exempt de reproches. Parce que le travail humain, il y a toujours des erreurs et il y a des choses à améliorer. », a conclu Djenabou Touré.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com 

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Last modified: 25 mai 2026

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