{"id":92794,"date":"2026-03-04T02:17:52","date_gmt":"2026-03-04T01:17:52","guid":{"rendered":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/?p=92794"},"modified":"2026-03-04T02:17:52","modified_gmt":"2026-03-04T01:17:52","slug":"repost-interview-dr-faya-moise-sandouno-la-zone-de-yenga-appartient-a-la-guinee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/?p=92794","title":{"rendered":"Repost. Interview- Dr Faya Mo\u00efse Sandouno : \u2018\u2019la zone de Yenga appartient \u00e0 la Guin\u00e9e\u2026\u2019\u2019"},"content":{"rendered":"<div>\n<div style=\"margin-bottom:20px;\"><img width=\"720\" height=\"433\"src=\"https:\/\/i0.wp.com\/mediaguinee.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/8c707f81-be96-4775-8ce5-720ec51c1304.jpeg?w=720&amp;ssl=1\" class=\"attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image\" alt=\"\" decoding=\"async\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/mediaguinee.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/8c707f81-be96-4775-8ce5-720ec51c1304.jpeg?w=720&amp;ssl=1 720w, https:\/\/i0.wp.com\/mediaguinee.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/8c707f81-be96-4775-8ce5-720ec51c1304.jpeg?resize=300%2C180&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"(max-width: 720px) 100vw, 720px\" data-attachment-id=\"290870\" data-permalink=\"https:\/\/mediaguinee.com\/2026\/03\/interview-dr-faya-moise-sandouno-yenga-appartient-a-la-guinee\/8c707f81-be96-4775-8ce5-720ec51c1304\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/mediaguinee.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/8c707f81-be96-4775-8ce5-720ec51c1304.jpeg?fit=720%2C433&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"720,433\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta='{\"aperture\":\"0\",\"credit\":\"\",\"camera\":\"\",\"caption\":\"\",\"created_timestamp\":\"1752603017\",\"copyright\":\"\",\"focal_length\":\"0\",\"iso\":\"0\",\"shutter_speed\":\"0\",\"title\":\"\",\"orientation\":\"1\"}' data-image-title=\"Moise Sandouno\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/mediaguinee.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/8c707f81-be96-4775-8ce5-720ec51c1304.jpeg?fit=300%2C180&amp;ssl=1\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/mediaguinee.com\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/8c707f81-be96-4775-8ce5-720ec51c1304.jpeg?fit=720%2C433&amp;ssl=1\"><\/div>\n<p>\u00c0 la veille de l\u2019arriv\u00e9e \u00e0 <a href=\"chatgpt:\/\/generic-entity?number=0\">Conakry<\/a> d\u2019une importante mission sierra-l\u00e9onaise charg\u00e9e de discuter des litiges frontaliers entre les deux pays, <a href=\"chatgpt:\/\/generic-entity?number=1\">MediaGuinee<\/a> vous propose la grande interview que lui a accord\u00e9e en juillet 2025 <a href=\"chatgpt:\/\/generic-entity?number=2\">Dr Faya Mo\u00efse Sandouno<\/a> \u00e0 propos de la bande de terre de Yenga, situ\u00e9e \u00e0 la fronti\u00e8re entre la Guin\u00e9e et la <a href=\"chatgpt:\/\/generic-entity?number=3\">Sierra Leone<\/a>.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>\u2014\u2014\u2014-<br \/>\nLa localit\u00e9 de Yenga, village frontalier entre la Guin\u00e9e et la Sierra Leone, est devenue au fil du temps le symbole d\u2019un contentieux h\u00e9rit\u00e9 de la colonisation. Ce diff\u00e9rend, r\u00e9activ\u00e9 dans les ann\u00e9es 1990 par les bouleversements g\u00e9opolitiques et les conflits arm\u00e9s dans la sous-r\u00e9gion, oppose deux \u00c9tats autour d\u2019un territoire revendiqu\u00e9, pourtant habit\u00e9 par une m\u00eame communaut\u00e9 ethnique, les Kissis. <\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Dans cet entretien grand format, le Dr Faya Mo\u00efse Sandouno, historien et sp\u00e9cialiste reconnu des questions frontali\u00e8res, retrace l\u2019histoire de cette crise, en s\u2019appuyant sur les accords coloniaux tels que la convention franco-britannique de 1912, souvent impos\u00e9s sans consultation locale. Il revient \u00e9galement sur les cons\u00e9quences des guerres civiles en Sierra Leone et au Lib\u00e9ria, qui ont favoris\u00e9 l\u2019intervention militaire guin\u00e9enne \u00e0 Yenga dans les ann\u00e9es 2000, sur fond d\u2019enjeux s\u00e9curitaires, mais aussi \u00e9conomiques, notamment li\u00e9s \u00e0 la pr\u00e9sence de diamants. <\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Dr Sandouno analyse enfin les r\u00e9sultats des missions techniques, comme celle de 1987, qui ont localis\u00e9 les bornes 15 et 16 \u00e0 800 m\u00e8tres du fleuve Makona, \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 dans la revendication guin\u00e9enne, affirmant que \u00ab Yenga selon les textes, appartient \u00e0 la Guin\u00e9e. Lisez\u00a0!<\/strong><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Yenga : entre m\u00e9moire coloniale et enjeux diplomatiques, l\u2019appel du Dr Mo\u00efse Sandouno pour une r\u00e9solution d\u00e9finitive\" frameborder=\"0\" width=\"1170\" height=\"662\" src=\"https:\/\/geo.dailymotion.com\/player.html?video=x9n7600&amp;\" allowfullscreen allow=\"autoplay; fullscreen; picture-in-picture; web-share\"><\/iframe><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<blockquote>\n<h3><strong>\u2018\u2019En 1974, il y a eu les premiers remous sur la paternit\u00e9 de cet espace frontalier qu\u2019on appelle Yenga. La Guin\u00e9e a estim\u00e9 que le territoire lui appartient, la Sierra Leone a tenu le m\u00eame discours. Alors la question est mont\u00e9e au niveau du sommet des deux \u00c9tats, et les deux Chefs d\u2019\u00c9tat d\u2019alors, Siaka Stevens de la Sierra Leone et Ahmed S\u00e9kou Tour\u00e9 de Guin\u00e9e, ont engag\u00e9 des n\u00e9gociations diplomatiques qui ont permis de r\u00e9gler ce probl\u00e8me \u00e0 l\u2019amiable\u2019\u2019<\/strong><\/h3>\n<\/blockquote>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Mediaguinee.com\u00a0: Que retenir de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale sur les origines de ce diff\u00e9rend frontalier entre la Guin\u00e9e et la Sierra Leone autour de la localit\u00e9 de Yenga ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">Dr Mo\u00efse Sandouno\u00a0:<\/span><\/strong><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\"> La question des fronti\u00e8res entre la Guin\u00e9e et la Sierra Leone, notamment au niveau de la zone de la localit\u00e9 frontali\u00e8re appel\u00e9e Yenga, un petit village de quelques maisons, fait l\u2019objet de pol\u00e9miques et de disputes depuis plusieurs ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0 entre ces deux (2) pays. Mais pour bien camper cette situation, il faut faire un recul en interrogeant m\u00eame la gen\u00e8se de ce conflit frontalier. Alors, on est dans la phase coloniale, et donc pour r\u00e9glementer l\u2019occupation des fronti\u00e8res, il a \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9 la conf\u00e9rence de Berlin, en 1884, laquelle conf\u00e9rence a institu\u00e9 un nouveau principe, celui de l\u2019occupation effective. Et partant sur la base de ce principe, la France et la Grande-Bretagne (Angleterre), qui \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 dans la localit\u00e9, ont voulu mat\u00e9rialiser leur fronti\u00e8re, en fixant la limite de leurs diff\u00e9rentes positions territoriales. C\u2019est ce qui a fait qu\u2019il y a eu plusieurs conventions entre les colonies de ces deux pays. Et parmi ces conventions, il y a l\u2019accord franco-britannique de 1912, qui d\u00e9limite donc la zone en question, qui est l\u2019objet de ce pr\u00e9sent conflit au niveau du fleuve Makona. Alors, en 1974, il y a eu les premiers remous sur la paternit\u00e9 de cet espace frontalier qu\u2019on appelle Yenga. La Guin\u00e9e a estim\u00e9 que le territoire lui appartient, la Sierra Leone a tenu le m\u00eame discours. Alors la question est mont\u00e9e au niveau du sommet des deux \u00c9tats, et les deux Chefs d\u2019\u00c9tat d\u2019alors, Siaka Stevens de la Sierra Leone et Ahmed S\u00e9kou Tour\u00e9 de Guin\u00e9e, ont engag\u00e9 des n\u00e9gociations diplomatiques qui ont permis de r\u00e9gler ce probl\u00e8me \u00e0 l\u2019amiable, sur la base de cet accord franco-britannique. Et depuis 1974, le probl\u00e8me n\u2019a pas fait l\u2019objet de pol\u00e9miques entre les deux pays. <\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Mediaguinee.com\u00a0: Que savez-vous de l\u2019origine de la fondation du village de Yenga ? Et selon vous, l\u2019histoire de sa cr\u00e9ation permet-elle de conforter la position guin\u00e9enne dans ce litige ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">Dr Mo\u00efse Sandouno<\/span><\/strong><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">\u00a0: Lors de mes recherches de terrain, j\u2019ai interview\u00e9 une des personnes ressources de la localit\u00e9, un doyen Kissien me faisait savoir, en l\u2019interrogeant sur la gen\u00e8se m\u00eame de ce village, que cette localit\u00e9 aurait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e par un monsieur qui s\u2019appellerait Fara Y\u00e8nk\u00f4 Ou\u00e9nd\u00e9no, qui venait de Ou\u00e9nd\u00e9 K\u00e9n\u00e9ma, une des sous-pr\u00e9fectures de la Guin\u00e9e. Et pour ce doyen-l\u00e0, ce village Yenga appartient \u00e0 notre pays. Ce t\u00e9moignage a alors confort\u00e9 un peu les missions techniques qui avaient \u00e9t\u00e9 sur le terrain, et qui a r\u00e9ussi \u00e0 identifier les bornes 15 et 16, telles que mentionn\u00e9es dans l\u2019accord franco-britannique de 1912. Aujourd\u2019hui la situation est pressante, et depuis les deux derniers mois, il y a eu une mont\u00e9e de tensions encore entre les arm\u00e9es des deux pays. Finalement, les populations du village de Yenga ont \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9es de quitter le village pour qu\u2019\u00e9ventuellement, elles soient mises \u00e0 l\u2019abri de tout ce qui pourrait advenir comme violence. Figurez-vous d\u2019ailleurs que la localit\u00e9 en question est habit\u00e9e par les m\u00eames communaut\u00e9s, par le m\u00eame groupe ethnique, que sont donc les Kissis, qui sont \u00e0 cheval entre la Sierra Leone, le Lib\u00e9ria et la Guin\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<blockquote>\n<h3><strong>\u2018\u2019 (\u2026) La fronti\u00e8re n\u2019est pas le fleuve Makona, qui dans l\u2019imaginaire sierra-l\u00e9onais constitue la limite ou la fronti\u00e8re naturelle, mais plut\u00f4t les deux bornes qui se situent apr\u00e8s le village de Yenga. C\u2019est ce qui a fait que, dans ce contexte de guerre, l\u2019arm\u00e9e guin\u00e9enne est venue mettre une base militaire juste \u00e0 la sortie de ce village de Yenga, qui correspond aux 800 m\u00e8tres mentionn\u00e9s dans ce rapport de reconnaissance\u2019\u2019<\/strong><\/h3>\n<\/blockquote>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">Et dans le contexte de la guerre, c\u2019est-\u00e0-dire les attaques rebelles aux fronti\u00e8res, donc la guerre civile qui a commenc\u00e9 au Lib\u00e9ria et qui a eu ses ramifications en Sierra Leone, et par la suite, la Guin\u00e9e a \u00e9t\u00e9 aussi victime de plusieurs attaques rebelles au niveau de ses zones frontali\u00e8res, dont les pr\u00e9fectures les plus touch\u00e9es sont Macenta, Gu\u00e9ck\u00e9dou et certaines parties de Faranah et de For\u00e9cariah. Alors, pour le cas sp\u00e9cifique de Gu\u00e9ck\u00e9dou, la zone de Yenga a \u00e9t\u00e9 l\u2019une des portes d\u2019entr\u00e9e, parce que cette localit\u00e9 est de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du fleuve. Et dans l\u2019accord diplomatique pr\u00e9alablement cit\u00e9, il est pr\u00e9vu \u00e0 l\u2019article 8 notamment, que le fleuve et les \u00eeles appartiennent en entier \u00e0 la France, donc \u00e0 la partie guin\u00e9enne, mais que les deux populations riveraines ont les m\u00eames droits d\u2019exploitation de ce fleuve. Voyez-vous d\u00e9j\u00e0 qu\u2019il y a mati\u00e8re \u00e0 s\u2019interroger. On ne peut pas dire que ce t\u00e9l\u00e9phone appartient \u00e0 X et dire en m\u00eame temps que monsieur Y a les m\u00eames droits d\u2019exploitation de ce t\u00e9l\u00e9phone. <\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">Parlant des ann\u00e9es o\u00f9 il y a eu des attaques rebelles perp\u00e9tr\u00e9es sur le territoire guin\u00e9en, la Guin\u00e9e a essay\u00e9 de constituer une lutte d\u00e9fensive. C\u2019est ce qui a pouss\u00e9 la Guin\u00e9e \u00e0 essayer de regarder non seulement au niveau de ces accords diplomatiques, mais aussi des cartes d\u2019\u00c9tat-major. <\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Mediaguinee.com\u00a0: Vous avez tant\u00f4t rappel\u00e9 la question des bornes. Dites-nous \u00e0 quel point les rep\u00e8res historiques, issus de la convention notamment de 1912, renforcent-ils juridiquement la revendication guin\u00e9enne par rapport \u00e0 la perception sierra-l\u00e9onaise d\u2019une fronti\u00e8re naturelle bas\u00e9e sur le fleuve Makona ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">Dr Mo\u00efse Sandouno<\/span><\/strong><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">\u00a0: Apr\u00e8s une mission technique qui s\u2019est rendue sur les lieux en 1987 pour faire la reconnaissance des limites frontali\u00e8res, il est mentionn\u00e9 quelque part dans la convention de 1912 que les bornes 15 et 16, qui se trouvent \u00e0 800 m\u00e8tres du fleuve Makona sur la rive droite, donc du c\u00f4t\u00e9 sierra-l\u00e9onais, ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es gr\u00e2ce \u00e0 cette mission. Au regard donc de cette mission et du rapport technique qui a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 par une \u00e9quipe guin\u00e9enne, ils se sont rendu compte qu\u2019effectivement, la fronti\u00e8re n\u2019est pas le fleuve Makona, qui dans l\u2019imaginaire sierra-l\u00e9onais constitue la limite ou la fronti\u00e8re naturelle, mais plut\u00f4t les deux bornes qui se situent apr\u00e8s le village de Yenga. C\u2019est ce qui a fait que, dans ce contexte de guerre, l\u2019arm\u00e9e guin\u00e9enne est venue mettre une base militaire juste \u00e0 la sortie de ce village de Yenga, qui correspond aux 800 m\u00e8tres mentionn\u00e9s dans ce rapport de reconnaissance. Alors, quand les hostilit\u00e9s se sont calm\u00e9es, la Sierra Leone a estim\u00e9 que la Guin\u00e9e avait fait une occupation de son territoire, donc il y a eu pas mal de pourparlers entre les deux \u00c9tats. Finalement, il y a eu en 2012 un accord de retrait des forces arm\u00e9es, donc la Guin\u00e9e a op\u00e9r\u00e9 le retrait, mais la zone est rest\u00e9e toujours sous le contr\u00f4le de l\u2019arm\u00e9e guin\u00e9enne parce qu\u2019au regard des textes, des accords diplomatiques qui sont l\u00e0, mais aussi du travail de cette mission technique de 1987, cette zone-l\u00e0 appartiendrait \u00e0 la Guin\u00e9e, puisqu\u2019il faut manifestement que les deux \u00c9tats poursuivent les n\u00e9gociations au niveau diplomatique, en impliquant bien entendu les parties techniques, pour voir comment r\u00e9gler d\u00e9finitivement ce probl\u00e8me de conflit qui est beaucoup plus politique, parce que les communaut\u00e9s riveraines, les Kissi qui sont de part et d\u2019autre du fleuve, c\u2019est la m\u00eame communaut\u00e9, ce sont des fr\u00e8res, ce sont des cousins, il y a des alliances, des mariages et ainsi de suite.<\/span><\/p>\n<blockquote>\n<h3><strong>\u2018\u2019Ce sont les deux puissances coloniales, la France et la Grande-Bretagne, en 1912, qui ont \u00e9labor\u00e9 cet accord diplomatique-l\u00e0 qui d\u00e9limite ces espaces-l\u00e0. Et donc, au regard de cet accord diplomatique, la zone appartient \u00e0 la Guin\u00e9e\u2019\u2019<\/strong><\/h3>\n<\/blockquote>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Mediaguinee.com\u00a0: A quel niveau se situe de nos jours la responsabilit\u00e9 des institutions face \u00e0 ce conflit\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">Dr Mo\u00efse Sandouno<\/span><\/strong><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">\u00a0: Aujourd\u2019hui la question est vraiment pr\u00e9occupante, pour non seulement les partenaires techniques et financiers, tels que la GIZ, mais aussi l\u2019Union Africaine, qui a d\u2019ailleurs un programme qui repose justement sur la r\u00e9glementation, la gouvernance des espaces frontaliers. Et il y a, au mois de juin pass\u00e9, eu une r\u00e9union des quatre \u00c9tats membres de l\u2019Union du fleuve Makona, \u00e0 Monrovia, au Liberia, qui avait pour objectif justement de mettre en place des commissions mixtes frontali\u00e8res, puis proc\u00e9der \u00e9ventuellement \u00e0 la r\u00e9affirmation des accords de d\u00e9limitation, mais \u00e9galement proc\u00e9der \u00e0 la d\u00e9limitation et \u00e0 la d\u00e9marcation de ces zones frontali\u00e8res, puisque le probl\u00e8me aussi est qu\u2019\u00e0 plusieurs endroits, ces zones frontali\u00e8res-l\u00e0 ne sont pas v\u00e9ritablement d\u00e9marqu\u00e9es. Il n\u2019y a pas de rep\u00e8res, et donc pas de bornes qui puissent dire \u00e0 tel endroit se situe effectivement la limite. Au-del\u00e0 des institutions, c\u2019est une question qui interpelle nos autorit\u00e9s, parce que c\u2019est une question de souverainet\u00e9. Il y a bien entendu des initiatives de m\u00e9diation et de r\u00e9solution de ces conflits au niveau local, mais lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une question de souverainet\u00e9, parce qu\u2019une fronti\u00e8re, c\u2019est la limite du territoire d\u2019un \u00c9tat, et d\u00e8s qu\u2019on parle d\u2019\u00c9tat, on a forc\u00e9ment la pr\u00e9sence des autorit\u00e9s qui doivent, au niveau le plus \u00e9lev\u00e9 de l\u2019\u00c9tat, engager ces n\u00e9gociations-l\u00e0 pour que le probl\u00e8me soit r\u00e9solu de mani\u00e8re p\u00e9renne et \u00e9viter qu\u2019\u00e0 chaque fois, comme il y a eu r\u00e9surgence d\u2019ailleurs \u00e0 partir des ann\u00e9es 2000, cela ne fasse plus l\u2019objet d\u2019une telle situation. Que les deux \u00c9tats, sur la base de n\u00e9gociations en impliquant les parties techniques, parviennent \u00e0 un accord d\u00e9finitif pour que la paix r\u00e8gne dans cette localit\u00e9 qui, comme je le disais d\u2019ailleurs, est habit\u00e9e par la m\u00eame communaut\u00e9 ethnique qui a des liens de parent\u00e9, de mariage, de <strong>cousinage<\/strong>, ainsi de suite. C\u2019est une question est \u00e9minemment politique et elle ne peut \u00eatre r\u00e9solue que sur le plan politique, sur le plan diplomatique. Mais avec la volont\u00e9 des chefs d\u2019\u00c9tat, on peut arriver \u00e0 trouver v\u00e9ritablement une issue p\u00e9renne \u00e0 ce conflit. Et je peux vous dire que ces initiatives sont en cours depuis plusieurs ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0, mais comme vous le savez, les questions de souverainet\u00e9 sont souvent tr\u00e8s d\u00e9licates, parce que chaque partie souhaiterait que le drap soit tir\u00e9 de son c\u00f4t\u00e9. Et lorsqu\u2019il y a des enjeux, la zone est r\u00e9put\u00e9e \u00eatre une zone riche en diamants. Et c\u2019est pourquoi je rouvre d\u2019ailleurs cette parenth\u00e8se dans le contexte de ces attaques rebelles-l\u00e0. Le RUF (Revolutionary United Front), qui \u00e9tait l\u2019entreprise de guerre de Foday Sankhon, qui a perp\u00e9tr\u00e9 les attaques rebelles au niveau des fronti\u00e8res guin\u00e9ennes, a commenc\u00e9 \u00e0 exploiter le diamant dans cette zone-l\u00e0. Et ce diamant-l\u00e0 permettait justement d\u2019alimenter, de faire fonctionner, de faire bien tourner son entreprise de guerre et venir attaquer la Guin\u00e9e. Voil\u00e0 aussi une des raisons pour lesquelles la partie guin\u00e9enne s\u2019est dit \u00ab \u00c9coutez, on ne peut pas venir exploiter les ressources sur un territoire qui est r\u00e9put\u00e9 \u00eatre le n\u00f4tre et utiliser ces moyens-l\u00e0 pour venir nous attaquer \u00bb. Donc, c\u2019est l\u00e0 que cette base militaire a \u00e9t\u00e9 mise en place, voyez-vous.<\/span><\/p>\n<blockquote>\n<h3><strong>\u2018\u2019Moi, je parle sur la base des textes\u2018\u2019<\/strong><\/h3>\n<\/blockquote>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Mediaguinee.com : Lors d\u2019une rencontre \u00e0 Nongoa, l\u2019ancien ministre de l\u2019Administration du Territoire, feu Moussa Solano, avait rapport\u00e9 que son homologue sierra-l\u00e9onais avait reconnu l\u2019appartenance de Yenga \u00e0 la Guin\u00e9e. Il affirmait m\u00eame que notre pays ne doit jamais renoncer \u00e0 ce territoire. Partagez-vous cette position ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">Dr Mo\u00efse Sandouno<\/span><\/strong><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\"> : moi, je parle sur la base des textes, parce qu\u2019il y a des conventions diplomatiques avant m\u00eame que la Guin\u00e9e ne soit \u00c9tat ind\u00e9pendant ou que la Sierra Leone ne soit \u00e9galement. Ces deux territoires appartenaient alors \u00e0 deux colonies diff\u00e9rentes : la Guin\u00e9e \u00e0 la partie fran\u00e7aise, et la Sierra Leone \u00e0 la Grande-Bretagne. Et ce sont ces deux puissances coloniales-l\u00e0, en 1912, qui ont \u00e9labor\u00e9 cet accord diplomatique-l\u00e0 qui d\u00e9limite ces espaces-l\u00e0. Et donc, au regard de cet accord diplomatique, la zone appartient \u00e0 la Guin\u00e9e. Je vous ai parl\u00e9 des bornes 15 et 16 qui ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es \u00e0 800 m\u00e8tres au-del\u00e0 du fleuve, donc sur la rive droite. Et le village dont on parle est avant les 800 m\u00e8tres. Donc, sur la base de ces textes-l\u00e0 et sur la base d\u2019un ensemble de missions de reconnaissance de terrain effectu\u00e9es dans la localit\u00e9, il a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli que ce territoire-l\u00e0 appartient \u00e0 la Guin\u00e9e. Il y a une r\u00e9alit\u00e9 et c\u2019est une situation de fait. C\u2019est vrai que la Guin\u00e9e ou les populations guin\u00e9ennes n\u2019ont jamais habit\u00e9 cette zone-l\u00e0. Les Kissiens qui ont habit\u00e9 cette zone jusque-l\u00e0 se r\u00e9clamaient du c\u00f4t\u00e9 sierra-l\u00e9onais. Est-ce que par ignorance ou est-ce que par volont\u00e9 de se rattacher peut-\u00eatre au territoire sierra-l\u00e9onais ? Mais sur la base des textes qui existent, cette partie-l\u00e0 rel\u00e8ve du territoire guin\u00e9en. Donc, je peux confirmer, comme vous avez pos\u00e9 cette question. <\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Mediaguinee.com\u00a0: Comment expliquer que les populations qui vivent \u00e0 Yenga se r\u00e9clament massivement de la Sierra Leone ? Selon vous, cette distance entre la l\u00e9galit\u00e9 territoriale et le sentiment d\u2019appartenance local ne compliquent-ils pas davantage la r\u00e9solution du litige ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">Dr Mo\u00efse Sandouno<\/span><\/strong><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">\u00a0: \u00c7a, c\u2019est un constat qui est g\u00e9n\u00e9ralement fait au niveau des zones frontali\u00e8res. Ce n\u2019est pas seulement au niveau de la zone de Yenga. Vous voyez, lorsqu\u2019une situation de ce genre arrive, les populations qui sont dans la localit\u00e9 n\u2019ont pas un attachement effectif avec leur \u00c9tat d\u2019appartenance et d\u2019origine. Ces populations vont se sentir beaucoup plus attach\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00c9tat qui, disons-le, estime que ces populations-l\u00e0 rel\u00e8vent de son territoire ou de son territoire national. Et \u00e7a peut \u00eatre le cas de ces populations-l\u00e0. Comme je le disais, depuis les ind\u00e9pendances, ce territoire-l\u00e0 a \u00e9t\u00e9 occup\u00e9 par des Kissiens mais qui se r\u00e9clament du c\u00f4t\u00e9 de la Sierra Leone.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Mediaguinee.com\u00a0: La situation de Yenga pourrait-elle, selon vous, se reproduire \u00e0 d\u2019autres points frontaliers de la Guin\u00e9e, comme avec la C\u00f4te d\u2019Ivoire ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">Dr Mo\u00efse Sandouno<\/span><\/strong><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">\u00a0: C\u2019est un autre cas de figure aussi, la fronti\u00e8re entre la Guin\u00e9e et la C\u00f4te d\u2019Ivoire au niveau de la localit\u00e9 de N\u2019Zoo, les villages de Gb\u00e9yaba. Et d\u2019ailleurs, l\u2019information que je peux partager avec vous, c\u2019est qu\u2019il y a juste une semaine, apr\u00e8s la rencontre de Monrovia qui a permis de mettre en place les commissions mixtes fronti\u00e8res, la Guin\u00e9e et la C\u00f4te d\u2019Ivoire ont sign\u00e9 leur accord de d\u00e9limitation. Donc je crois que, sur la base de tout ce qui a \u00e9t\u00e9 fait par le pass\u00e9, notamment la derni\u00e8re rencontre de Monrovia, \u00e7a a permis aux deux \u00c9tats de prendre la mesure de la chose et finalement d\u2019aboutir \u00e0 la signature de cette convention de d\u00e9limitation entre la Guin\u00e9e et la C\u00f4te d\u2019Ivoire. C\u2019est un peu ce m\u00eame sc\u00e9nario qu\u2019on pourrait envisager pour les autres zones frontali\u00e8res, et c\u2019est d\u2019ailleurs l\u00e0 l\u2019un des objectifs du programme africain de l\u2019Union africaine, pour justement faire en sorte que les espaces frontaliers fassent l\u2019objet d\u2019une gestion harmonieuse de coop\u00e9rations, que \u00e7a devienne beaucoup plus des zones de coop\u00e9rations transfrontali\u00e8res que des zones de tensions. Et l\u2019exemple de la Guin\u00e9e et de la C\u00f4te d\u2019Ivoire peut justement servir pour faire en sorte aussi que le cas avec la Sierra Leone puisse \u00eatre r\u00e9gl\u00e9 d\u00e9finitivement.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Mediaguinee.com\u00a0: Avez-vous une exp\u00e9rience \u00e0 partager avec nos lecteurs sur ces conflits frontaliers, aussi bien qu\u2019en Guin\u00e9e qu\u2019ailleurs\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">Dr Mo\u00efse Sandouno<\/span><\/strong><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">\u00a0: Je me suis toujours int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la question des fronti\u00e8res depuis que j\u2019avais le niveau Master. C\u2019est un sujet qui est extr\u00eamement passionnant, m\u00eame s\u2019il est tr\u00e8s complexe aussi. Parce que, imaginez, lorsqu\u2019il faut faire des recherches sur des fronti\u00e8res, des limites qui ont \u00e9t\u00e9 trac\u00e9es entre les ann\u00e9es 1800 et 1958, pour le cas de la Guin\u00e9e, figurez-vous d\u00e9j\u00e0 que \u00e7a fait beaucoup d\u2019ann\u00e9es de recherche et il faut faire une grande triangulation de recherche d\u2019informations. Au-del\u00e0 de la Guin\u00e9e, j\u2019ai pu faire des voyages. D\u2019ailleurs, j\u2019ai fait ma th\u00e8se de doctorat en France. \u00c7a m\u2019a permis de visiter aussi les archives nationales d\u2019outre-mer, en Provence, \u00e0 Marseille.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">Et donc \u00e7a m\u2019a permis d\u2019avoir une documentation bien fournie. Ce qui fait qu\u2019aujourd\u2019hui, la plupart des conventions diplomatiques, des actes administratifs concernant la d\u00e9limitation des fronti\u00e8res guin\u00e9ennes, je les ai. Et c\u2019est ce qui m\u2019a d\u2019ailleurs permis de v\u00e9ritablement avoir des connaissances bien approfondies l\u00e0-dessus, sur cette question-l\u00e0.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">Et vous voyez, ce livre-l\u00e0, il vient d\u2019\u00eatre publi\u00e9 aux \u00e9ditions L\u2019Harmattan, <em data-removefontsize=\"true\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">La R\u00e9publique de Guin\u00e9e et ses fronti\u00e8res<\/em>, ann\u00e9es 1880-2010, h\u00e9ritage colonial, n\u00e9gociation et conflictualit\u00e9. Et dans ce livre-l\u00e0, j\u2019ai abord\u00e9 la question de toutes les fronti\u00e8res guin\u00e9ennes, partant des accords au plan diplomatique, au plan administratif, avant leur mat\u00e9rialisation sur le terrain, avant leur d\u00e9limitation. Et ensuite, dans l\u2019ouvrage, vous trouverez une autre dimension qui est tr\u00e8s int\u00e9ressante. C\u2019est qu\u2019\u00e0 partir des ann\u00e9es 1970, on voit germer les premiers conflits autour de ces fronti\u00e8res-l\u00e0. Et ces conflits, d\u2019ailleurs, ont fait l\u2019objet de beaucoup de m\u00e9canismes de r\u00e9solution, que ce soit au plan local ou au niveau du sommet des diff\u00e9rents \u00c9tats. Et donc, vous avez tous ces \u00e9l\u00e9ments-l\u00e0 dans cet ouvrage. Et donc, cette exp\u00e9rience-l\u00e0, je peux la partager d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019universit\u00e9. Je suis enseignant-chercheur, ma\u00eetre de conf\u00e9rences des universit\u00e9s. Et j\u2019ai un cours \u00e0 l\u2019universit\u00e9 que je donne sur ces questions des fronti\u00e8res-l\u00e0. Alors \u00e0 chaque fois que mon expertise est sollicit\u00e9e sur la question, je me pr\u00eate disponible.<\/span><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Yenga : entre m\u00e9moire coloniale et enjeux diplomatiques, l\u2019appel du Dr Mo\u00efse Sandouno pour une r\u00e9solution d\u00e9finitive\" frameborder=\"0\" width=\"1170\" height=\"662\" src=\"https:\/\/geo.dailymotion.com\/player.html?video=x9n7600&amp;\" allowfullscreen allow=\"autoplay; fullscreen; picture-in-picture; web-share\"><\/iframe><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong>Mediaguinee.com\u00a0: Quel message adressez-vous aux autorit\u00e9s politiques guin\u00e9ennes pour sortir durablement de cette impasse frontali\u00e8re ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">C\u2019est de les encourager \u00e0 poursuivre cette dynamique qui est d\u00e9j\u00e0 en cours avec l\u2019appui des partenaires internationaux, de l\u2019Union Africaine, de la GIZ. Parce que, comme je le disais, la question des fronti\u00e8res rel\u00e8ve de la souverainet\u00e9 des \u00c9tats. Les populations locales ne peuvent pas d\u00e9limiter les fronti\u00e8res, ne peuvent pas d\u00e9marquer les fronti\u00e8res. Les communaut\u00e9s qui sont concern\u00e9es par ces tensions frontali\u00e8res-l\u00e0, c\u2019est vrai qu\u2019il peut y avoir des m\u00e9canismes endog\u00e8nes, des m\u00e9canismes traditionnels de r\u00e9solution de tensions, de conflits au niveau local. Mais pour r\u00e9gler durablement ces questions-l\u00e0, il faut que \u00e7a soit au niveau du sommet des \u00c9tats. Et je n\u2019ai d\u2019autre point que la volont\u00e9 des \u00c9tats en question, de la Guin\u00e9e et des \u00c9tats voisins, \u00e0 engager cette dynamique-l\u00e0 pour faire en sorte que ces questions soient r\u00e9solues de mani\u00e8re d\u00e9finitive. Et je sais que, dans un pass\u00e9 r\u00e9cent, les deux chefs d\u2019\u00c9tat se sont retrouv\u00e9s dans la localit\u00e9, le pr\u00e9sident guin\u00e9en et le pr\u00e9sident l\u00e9onais. Et je crois que c\u2019est une dynamique qui est l\u00e0 d\u00e9j\u00e0. C\u2019est une volont\u00e9 r\u00e9elle d\u2019aller de l\u2019avant et de faire en sorte que la question puisse \u00eatre r\u00e9gl\u00e9e d\u00e9finitivement. Et je ne doute point que, dans les jours \u00e0 venir ou les mois \u00e0 venir, cette initiative-l\u00e0 puisse se poursuivre pour permettre justement de r\u00e9gler ce probl\u00e8me.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><strong><span data-originalfontsize=\"20pt\" data-originalcomputedfontsize=\"26.666666\">Entretien r\u00e9alis\u00e9 par S\u00e2a Robert Koundouno et Ousmane Camara<\/span><\/strong><\/p>\n<p>L\u2019article <a href=\"https:\/\/mediaguinee.com\/2026\/03\/interview-dr-faya-moise-sandouno-yenga-appartient-a-la-guinee\/\">Repost. Interview- Dr Faya Mo\u00efse Sandouno : \u2018\u2019la zone de Yenga appartient \u00e0 la Guin\u00e9e\u2026\u2019\u2019<\/a> est apparu en premier sur <a href=\"https:\/\/mediaguinee.com\/\">Mediaguinee.com<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 la veille de l\u2019arriv\u00e9e \u00e0 Conakry d\u2019une importante mission sierra-l\u00e9onaise charg\u00e9e de discuter des litiges frontaliers entre les deux pays, MediaGuinee vous propose la grande interview que lui a accord\u00e9e en juillet 2025 Dr Faya Mo\u00efse Sandouno \u00e0 propos de la bande de terre de Yenga, situ\u00e9e \u00e0 la fronti\u00e8re entre la Guin\u00e9e et &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[23],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/92794"}],"collection":[{"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=92794"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/92794\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=92794"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=92794"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=92794"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}