{"id":28162,"date":"2022-04-30T23:00:43","date_gmt":"2022-04-30T21:00:43","guid":{"rendered":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/?p=28162"},"modified":"2022-04-30T23:00:43","modified_gmt":"2022-04-30T21:00:43","slug":"droits-de-lhomme-le-cnrd-a-arrete-et-detenu-arbitrairement-lancien-president-alpha-conde-denonce-washington-rapport-integral","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/?p=28162","title":{"rendered":"Droits de l\u2019homme. \u00ab Le CNRD a arr\u00eat\u00e9 et d\u00e9tenu arbitrairement l\u2019ancien pr\u00e9sident Alpha Cond\u00e9 \u00bb, d\u00e9nonce Washington (rapport int\u00e9gral)"},"content":{"rendered":"<div>\n<p>Dans un <a href=\"https:\/\/www.state.gov\/reports\/2021-country-reports-on-human-rights-practices\/guinea\">rapport<\/a> qui n\u2019est pas du tout tendre avec le r\u00e9gime d\u2019Alpha Cond\u00e9, le d\u00e9partement d\u2019\u00e9tat am\u00e9ricain fait remarquer n\u00e9anmoins que \u00ab\u00a0Le CNRD a arr\u00eat\u00e9 et d\u00e9tenu arbitrairement l\u2019ancien pr\u00e9sident Alpha Cond\u00e9 le 5 septembre. Le 27 novembre, les autorit\u00e9s ont d\u00e9plac\u00e9 l\u2019ancien pr\u00e9sident Cond\u00e9 de son emplacement pr\u00e9c\u00e9dent vers la maison de sa femme dans le quartier Dixinn de Conakry.\u00a0En d\u00e9cembre, il est rest\u00e9 assign\u00e9 \u00e0 r\u00e9sidence sans inculpation\u00a0\u00bb. Ci-dessous l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 du rapport traduit de mani\u00e8re approximative.<\/p>\n<p>\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.<\/p>\n<p>R\u00c9SUM\u00c9<\/p>\n<p>La Guin\u00e9e \u00e9tait une r\u00e9publique d\u00e9mocratique constitutionnelle jusqu\u2019au 5 septembre, date \u00e0 laquelle le colonel Mamadi Doumbouya et les forces militaires sp\u00e9ciales ont arr\u00eat\u00e9 le pr\u00e9sident Alpha Cond\u00e9 et pris le pouvoir par un coup d\u2019\u00c9tat.\u00a0Le pays a tenu pour la derni\u00e8re fois des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles en octobre 2020, \u00e9lisant le pr\u00e9sident Cond\u00e9 pour un troisi\u00e8me mandat controvers\u00e9 avec 59,5 % des voix \u00e0 la suite d\u2019un r\u00e9f\u00e9rendum de mars 2020 qui a modifi\u00e9 la constitution pour lui permettre de se pr\u00e9senter.\u00a0Les observateurs internationaux et nationaux ont fait part de leurs pr\u00e9occupations concernant la violence \u00e9lectorale g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, les restrictions \u00e0 la libert\u00e9 de r\u00e9union pacifique, le manque de transparence dans la tabulation des votes et les \u00e9carts de d\u00e9compte des votes dans les bureaux de vote.<\/p>\n<p>Le minist\u00e8re de la D\u00e9fense supervise la gendarmerie et le minist\u00e8re de la S\u00e9curit\u00e9 supervise la police nationale.\u00a0Apr\u00e8s le 5 septembre, la junte militaire, dirig\u00e9e par le Comit\u00e9 national pour la r\u00e9unification et le d\u00e9veloppement, a supervis\u00e9 l\u2019ensemble du gouvernement, tandis que les minist\u00e8res individuels du gouvernement ont continu\u00e9 \u00e0 \u00eatre dirig\u00e9s par des civils nomm\u00e9s.\u00a0La gendarmerie et la police nationale partagent la responsabilit\u00e9 de la s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure, mais seule la gendarmerie peut arr\u00eater des policiers ou des militaires.\u00a0L\u2019arm\u00e9e a \u00e9galement des responsabilit\u00e9s en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 int\u00e9rieure.\u00a0Jusqu\u2019au 5 septembre, les autorit\u00e9s civiles ont g\u00e9n\u00e9ralement maintenu un contr\u00f4le effectif sur les forces de s\u00e9curit\u00e9.\u00a0Selon des informations cr\u00e9dibles, des membres des forces de s\u00e9curit\u00e9 auraient commis de nombreux abus.<\/p>\n<p>Le matin du 5 septembre, le chef du groupe des forces sp\u00e9ciales militaires guin\u00e9ennes, le colonel Mamadi Doumbouya, a pris le pouvoir au gouvernement.\u00a0Le colonel Doumbouya se d\u00e9clare chef de l\u2019\u00c9tat, dissout le gouvernement et l\u2019Assembl\u00e9e nationale et suspend la constitution.\u00a0Doumbouya a annonc\u00e9 la cr\u00e9ation d\u2019un gouvernement du Comit\u00e9 national pour la r\u00e9unification et le d\u00e9veloppement compos\u00e9 principalement d\u2019officiers militaires.\u00a0Le 27 septembre, le colonel Doumbouya a publi\u00e9 la Charte de transition, qui remplace la constitution et la loi jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019une nouvelle constitution soit promulgu\u00e9e.\u00a0En d\u00e9cembre, le gouvernement militaire avait lib\u00e9r\u00e9 364 membres de l\u2019opposition politique arr\u00eat\u00e9s par l\u2019administration de l\u2019ancien pr\u00e9sident Cond\u00e9 et graci\u00e9 cinq autres personnes pr\u00e9c\u00e9demment condamn\u00e9es.<\/p>\n<p>Parmi les questions importantes relatives aux droits de l\u2019homme figuraient des rapports cr\u00e9dibles sur : des ex\u00e9cutions ill\u00e9gales ou arbitraires, y compris des ex\u00e9cutions extrajudiciaires par le gouvernement ;\u00a0la torture ou les peines ou traitements cruels, inhumains ou d\u00e9gradants inflig\u00e9s par le gouvernement\u00a0;\u00a0des conditions carc\u00e9rales dures et potentiellement mortelles ;\u00a0arrestation ou d\u00e9tention arbitraire;\u00a0prisonniers ou d\u00e9tenus politiques ;\u00a0graves probl\u00e8mes d\u2019ind\u00e9pendance du pouvoir judiciaire;\u00a0immixtion arbitraire ou ill\u00e9gale dans la vie priv\u00e9e\u00a0;\u00a0punition des membres de la famille pour des infractions pr\u00e9tendument commises par un individu;\u00a0les graves restrictions \u00e0 la libert\u00e9 d\u2019expression et aux m\u00e9dias, y compris la violence ou les menaces de violence contre les journalistes, la censure et l\u2019existence de lois p\u00e9nales sur la diffamation\u00a0;\u00a0ing\u00e9rence substantielle dans la libert\u00e9 de r\u00e9union pacifique ;\u00a0les restrictions \u00e0 la libert\u00e9 de mouvement et de r\u00e9sidence sur le territoire d\u2019un \u00c9tat et au droit de quitter le pays ;\u00a0des restrictions graves et d\u00e9raisonnables \u00e0 la participation politique ;\u00a0grave corruption gouvernementale;\u00a0le manque d\u2019enqu\u00eate et de responsabilit\u00e9 pour la violence sexiste ;\u00a0traite des personnes;\u00a0les crimes impliquant de la violence ou des menaces de violence ciblant des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, queer ou intersexu\u00e9es\u00a0;\u00a0l\u2019existence de lois criminalisant les relations sexuelles homosexuelles consensuelles entre adultes ;\u00a0et l\u2019existence des pires formes de travail des enfants.\u00a0les personnes bisexuelles, transgenres, queer ou intersexu\u00e9es\u00a0;\u00a0l\u2019existence de lois criminalisant les relations sexuelles homosexuelles consensuelles entre adultes ;\u00a0et l\u2019existence des pires formes de travail des enfants.\u00a0les personnes bisexuelles, transgenres, queer ou intersexu\u00e9es\u00a0;\u00a0l\u2019existence de lois criminalisant les relations sexuelles homosexuelles consensuelles entre adultes ;\u00a0et l\u2019existence des pires formes de travail des enfants.<\/p>\n<p>L\u2019impunit\u00e9 des responsables gouvernementaux demeure un probl\u00e8me.\u00a0Le gouvernement Cond\u00e9 a pris des mesures minimales pour poursuivre ou punir les responsables qui ont commis des violations des droits humains ou des actes de corruption.<\/p>\n<p>Section 1. Respect de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de la personne<\/p>\n<p><strong>A. PRIVATION ARBITRAIRE DE LA VIE ET AUTRES MEURTRES ILL\u00c9GAUX OU \u00c0 MOTIVATION POLITIQUE<\/strong><\/p>\n<p>De nombreux rapports ont signal\u00e9 que le gouvernement ou ses agents avaient commis des ex\u00e9cutions arbitraires ou ill\u00e9gales.\u00a0Les bureaux charg\u00e9s d\u2019enqu\u00eater sur les meurtres commis par les forces de s\u00e9curit\u00e9 comprennent les services de s\u00e9curit\u00e9 civils et militaires, les tribunaux civils et militaires et les inspecteurs g\u00e9n\u00e9raux du minist\u00e8re de la S\u00e9curit\u00e9 et de la Protection civile.<\/p>\n<p>Les combats lors du coup d\u2019\u00c9tat de septembre se sont limit\u00e9s au quartier Kaloum de Conakry, la presse faisant \u00e9tat de huit \u00e0 20 membres de l\u2019arm\u00e9e tu\u00e9s.<\/p>\n<p>Selon Amnesty International, dans les mois qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle de 2020, entre octobre 2019 et juillet 2020, les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont tu\u00e9 au moins 50 personnes et en ont bless\u00e9 plus de 200. Des sources de l\u2019opposition ont affirm\u00e9 que les forces de s\u00e9curit\u00e9 avaient tu\u00e9 99 personnes entre octobre et d\u00e9cembre 2020. pendant et apr\u00e8s l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle.\u00a0Le gouvernement n\u2019a pas confirm\u00e9 le nombre de personnes tu\u00e9es au cours de cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p>L\u2019impunit\u00e9 a persist\u00e9 pour les abus perp\u00e9tr\u00e9s par des acteurs \u00e9tatiques au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, notamment le massacre du stade de Conakry en 2009 par les forces de s\u00e9curit\u00e9.\u00a0Au moins 150 manifestants de l\u2019opposition ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s et plus de 100 femmes et filles ont \u00e9t\u00e9 viol\u00e9es.\u00a0Depuis 2011, le pouvoir judiciaire a confirm\u00e9 les actes d\u2019accusation contre 13 personnes.\u00a0Deux des meneurs pr\u00e9sum\u00e9s du massacre, le colonel Claude Pivi et le colonel Moussa Tiegboro Camara, ont occup\u00e9 des postes gouvernementaux de haut niveau sous l\u2019administration Cond\u00e9.\u00a0Tiegboro a conserv\u00e9 son poste de direction au sein du Comit\u00e9 national pour la r\u00e9unification et le d\u00e9veloppement (CNRD) en fin d\u2019ann\u00e9e.\u00a0Le g\u00e9n\u00e9ral Mathurin Bangoura, une personne d\u2019int\u00e9r\u00eat dont l\u2019acte d\u2019accusation a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9 \u00e0 la suite d\u2019un contr\u00f4le judiciaire, est rest\u00e9 gouverneur de Conakry jusqu\u2019en septembre.<\/p>\n<p>Le comit\u00e9 de pilotage mis en place en 2018 pour organiser un futur proc\u00e8s des auteurs de la tuerie du stade de 2009 a repris ses travaux dans le courant de l\u2019ann\u00e9e.\u00a0L\u2019organisme s\u2019est r\u00e9uni \u00e0 nouveau en janvier apr\u00e8s n\u2019avoir tenu aucune r\u00e9union en 2020 en raison de la COVID-19.\u00a0Lors de la r\u00e9union du comit\u00e9 directeur de mai, le ministre de la justice a pr\u00e9sent\u00e9 une feuille de route pour un \u00e9ventuel proc\u00e8s ;\u00a0cependant, au 4 septembre, aucune date de proc\u00e8s n\u2019avait \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9e.\u00a0L\u2019administration Cond\u00e9 a cit\u00e9 le besoin de formation et de renforcement des capacit\u00e9s des juges comme raison de l\u2019annonce tardive d\u2019une date de proc\u00e8s.\u00a0Le 27 novembre, une d\u00e9l\u00e9gation de la Cour p\u00e9nale internationale a rencontr\u00e9 le CNRD pour exiger l\u2019ouverture du proc\u00e8s du massacre du stade.\u00a0Le 3 d\u00e9cembre, le minist\u00e8re de la Justice a rencontr\u00e9 le comit\u00e9 directeur du massacre du stade.\u00a0Le 22 d\u00e9cembre, l\u2019ancien putschiste de 2008, le capitaine Moussa Dadis Camara,\u00a0qui a \u00e9t\u00e9 inculp\u00e9 pour son r\u00f4le pr\u00e9sum\u00e9 dans le massacre du stade, est rentr\u00e9 au pays apr\u00e8s avoir v\u00e9cu en exil volontaire au Burkina Faso.\u00a0Dans des d\u00e9clarations faites \u00e0 la presse, le capitaine Camara a d\u00e9clar\u00e9 qu\u2019il \u00e9tait pr\u00eat \u00e0 \u00eatre jug\u00e9.\u00a0La feuille de route de transition du CNRD du 25 d\u00e9cembre a en outre r\u00e9it\u00e9r\u00e9 le soutien du gouvernement de transition au proc\u00e8s mais n\u2019a fourni aucun calendrier pour les proc\u00e9dures judiciaires.<\/p>\n<p><strong>B. DISPARITION<\/strong><\/p>\n<p>Aucune disparition n\u2019a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9e par ou au nom des autorit\u00e9s gouvernementales.<\/p>\n<p><strong>C. TORTURE ET AUTRES PEINES OU TRAITEMENTS CRUELS, INHUMAINS OU D\u00c9GRADANTS<\/strong><\/p>\n<p>Bien que la constitution et la loi interdisent la torture et d\u2019autres peines cruelles, inhumaines ou d\u00e9gradantes, des observateurs des droits de l\u2019homme ont signal\u00e9 que des responsables gouvernementaux continuaient d\u2019employer de telles pratiques en toute impunit\u00e9.<\/p>\n<p>Les mauvais traitements inflig\u00e9s aux d\u00e9tenus dans les centres de d\u00e9tention gouvernementaux se sont poursuivis.\u00a0Des agents de s\u00e9curit\u00e9 d\u00e9sign\u00e9s comme \u00ab officiers de police judiciaire \u00bb ont abus\u00e9 des d\u00e9tenus pour leur extorquer des aveux.\u00a0Les militants des droits de l\u2019homme ont not\u00e9 que les abus les plus flagrants se produisaient lors des arrestations ou dans les centres de d\u00e9tention.\u00a0Les associations de d\u00e9fense des droits de l\u2019homme ont d\u00e9clar\u00e9 que les plaignants pr\u00e9sentaient souvent des preuves d\u2019abus et que les gardiens n\u2019enqu\u00eataient pas sur ces plaintes.\u00a0Ces organisations non gouvernementales (ONG) ont \u00e9galement all\u00e9gu\u00e9 que des gardiens maltraitaient des d\u00e9tenus, y compris des enfants, et contraignaient certaines femmes \u00e0 \u00e9changer des relations sexuelles contre un meilleur traitement.<\/p>\n<p>Selon le portail en ligne\u00a0<em>Conduct in UN Field Missions<\/em>\u00a0, une all\u00e9gation d\u2019exploitation et d\u2019abus sexuels par des soldats de la paix du pays d\u00e9ploy\u00e9s aupr\u00e8s de la Mission de l\u2019Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo a \u00e9t\u00e9 soumise en juillet 2020, impliquant pr\u00e9tendument une relation d\u2019exploitation avec un adulte.\u00a0En septembre, les Nations Unies enqu\u00eataient sur l\u2019all\u00e9gation.<\/p>\n<p>L\u2019impunit\u00e9 \u00e9tait un probl\u00e8me important dans les forces de s\u00e9curit\u00e9, en particulier chez les gendarmes, la police et les forces militaires.\u00a0Les facteurs contribuant \u00e0 l\u2019impunit\u00e9 comprenaient la corruption, le manque de formation, la politisation des forces et le manque de transparence dans les enqu\u00eates.\u00a0Les bureaux charg\u00e9s d\u2019enqu\u00eater sur les abus comprenaient des tribunaux civils et militaires et des inspecteurs g\u00e9n\u00e9raux du gouvernement au sein du minist\u00e8re de la S\u00e9curit\u00e9 et de la Protection civile.\u00a0En septembre, le CNRD a annonc\u00e9 un nouveau num\u00e9ro vert public permettant aux citoyens de signaler les abus de pouvoir des forces de d\u00e9fense et de s\u00e9curit\u00e9.\u00a0\u00c0 la fin de l\u2019ann\u00e9e, le CNRD avait renvoy\u00e9 deux soldats des forces arm\u00e9es pour vandalisme et pillage sur la base d\u2019informations re\u00e7ues de la hotline.<\/p>\n<p><strong>Conditions des prisons et des centres de d\u00e9tention<\/strong><\/p>\n<p>Les conditions dans les prisons civiles, qui sont sous la supervision du minist\u00e8re de la Justice, sont rest\u00e9es abusives, avec de mauvaises conditions sanitaires, la malnutrition, la maladie et le manque de soins m\u00e9dicaux omnipr\u00e9sents dans tout le syst\u00e8me p\u00e9nitentiaire.\u00a0Les conditions auraient \u00e9t\u00e9 pires dans les centres de d\u00e9tention de gendarmerie et de police con\u00e7us pour les d\u00e9tentions de courte dur\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Conditions physiques\u00a0:<\/strong>\u00a0Le surpeuplement demeure un probl\u00e8me.\u00a0Selon des sources gouvernementales, entre janvier et f\u00e9vrier, la prison centrale de Conakry \u00e0 Conakry a d\u00e9tenu 1 570 prisonniers dans un \u00e9tablissement con\u00e7u pour 300 (523 % de la capacit\u00e9 totale) ;\u00a0Nzerekore d\u00e9tenait 271 prisonniers dans un \u00e9tablissement con\u00e7u pour 80 (339 % de la capacit\u00e9 totale) ;\u00a0et Kakan en d\u00e9tenait 229 dans une installation con\u00e7ue pour 80 (286 % de la capacit\u00e9 totale).\u00a0Les programmes de r\u00e9habilitation financ\u00e9s par le gouvernement \u00e9taient sous-financ\u00e9s et inefficaces, ce qui a conduit certaines ONG \u00e0 essayer de combler le vide.<\/p>\n<p>Les responsables de la prison d\u00e9tenaient les hommes et les femmes s\u00e9par\u00e9ment.\u00a0Les autorit\u00e9s d\u00e9tenaient les mineurs dans des sections s\u00e9par\u00e9es des prisons et des centres de d\u00e9tention, o\u00f9 ils dormaient sur des lits superpos\u00e9s en fer sans matelas, ou sur le sol car il faisait trop chaud sur les couchettes sup\u00e9rieures sous le toit m\u00e9tallique du b\u00e2timent.\u00a0Les autorit\u00e9s p\u00e9nitentiaires ne s\u00e9paraient pas les pr\u00e9venus des condamn\u00e9s.\u00a0Selon certaines informations, le gouvernement avait du mal \u00e0 localiser les personnes en d\u00e9tention provisoire dans le syst\u00e8me judiciaire.<\/p>\n<p>Entre d\u00e9cembre 2020 et janvier, au moins trois membres de l\u2019opposition sont morts en d\u00e9tention provisoire, apparemment en raison des mauvaises conditions de vie en prison.\u00a0Un quatri\u00e8me membre est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 peu de temps apr\u00e8s sa lib\u00e9ration en d\u00e9cembre 2020. Les autorit\u00e9s n\u2019ont enqu\u00eat\u00e9 sur aucun des nombreux d\u00e9c\u00e8s de prisonniers signal\u00e9s.<\/p>\n<p>Bien que le Minist\u00e8re de la justice administre les prisons civiles, les d\u00e9tenus contr\u00f4leraient l\u2019attribution des cellules et offriraient de meilleures conditions dans certains centres de d\u00e9tention aux d\u00e9tenus qui \u00e9taient en mesure de payer.\u00a0Des rumeurs ont persist\u00e9 selon lesquelles les gardes ont ignor\u00e9 les ordres du tribunal de lib\u00e9rer les prisonniers jusqu\u2019\u00e0 ce que des pots-de-vin soient pay\u00e9s.<\/p>\n<p>Le manque de personnel de sant\u00e9, de m\u00e9dicaments et de fournitures m\u00e9dicales dans les prisons, combin\u00e9 \u00e0 la malnutrition et \u00e0 la d\u00e9shydratation, a parfois rendu l\u2019infection ou la maladie potentiellement mortelle\u00a0;\u00a0des cas de b\u00e9rib\u00e9ri ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s.\u00a0Seuls deux des 31 centres de d\u00e9tention disposaient d\u2019un m\u00e9decin et d\u2019un personnel m\u00e9dical \u00e0 plein temps.\u00a0Les rapports faisant \u00e9tat de surpeuplement dans les services m\u00e9dicaux des centres de d\u00e9tention \u00e9taient courants, y compris \u00e0 la prison centrale de Conakry.\u00a0Les prisonniers comptaient sur les membres de leur famille, des organisations caritatives ou des ONG pour apporter des m\u00e9dicaments, mais les visiteurs devaient souvent payer des pots-de-vin pour fournir les m\u00e9dicaments aux prisonniers.<\/p>\n<p>La mauvaise gestion et la n\u00e9gligence \u00e9taient monnaie courante.\u00a0Les toilettes ne fonctionnaient apparemment pas et les prisonniers dormaient et mangeaient souvent dans le m\u00eame espace utilis\u00e9 \u00e0 des fins sanitaires.\u00a0L\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau potable et \u00e0 l\u2019eau de baignade \u00e9tait insuffisant.\u00a0De nombreuses prisons \u00e9taient d\u2019anciens entrep\u00f4ts avec peu de ventilation et peu d\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 pour la climatisation ou d\u2019autres techniques de refroidissement.<\/p>\n<p>Des ONG ainsi que l\u2019Institution nationale des droits de l\u2019homme ont signal\u00e9 une malnutrition end\u00e9mique dans tout le syst\u00e8me carc\u00e9ral.\u00a0Les autorit\u00e9s ont fourni de la nourriture \u00e0 la prison centrale de Conakry, mais la plupart des directeurs de prison se sont appuy\u00e9s sur des organisations caritatives et des ONG pour fournir de la nourriture aux d\u00e9tenus.\u00a0La prison centrale de Conakry a affirm\u00e9 qu\u2019elle fournissait deux repas par jour ;\u00a0cependant, des ONG ont signal\u00e9 que les prisonniers \u00e0 Conakry et ailleurs ne recevaient qu\u2019un seul repas par jour et que beaucoup d\u00e9pendaient de la nourriture de leur famille ou d\u2019autres sources ext\u00e9rieures.\u00a0Les gardiens demandaient souvent des pots-de-vin pour livrer de la nourriture aux prisonniers, qu\u2019ils confisquaient ensuite fr\u00e9quemment.<\/p>\n<p>Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l\u2019homme et des ONG ont not\u00e9 que les conditions dans les centres de d\u00e9tention de la gendarmerie, destin\u00e9s \u00e0 ne pas garder les d\u00e9tenus plus de deux jours en attendant leur proc\u00e8s, \u00e9taient bien pires que dans les prisons.\u00a0Cette d\u00e9tention \u00ab temporaire \u00bb pouvait durer de quelques jours \u00e0 plus de deux ans, et les \u00e9tablissements ne disposaient d\u2019aucun syst\u00e8me \u00e9tabli pour fournir des repas ou des soins m\u00e9dicaux.\u00a0Comme dans le cas des prisons, les locaux de la gendarmerie \u00e9taient humides et insalubres.<\/p>\n<p><strong>Administration\u00a0:<\/strong>\u00a0Les autorit\u00e9s p\u00e9nitentiaires n\u2019ont pas enqu\u00eat\u00e9 sur les all\u00e9gations cr\u00e9dibles d\u2019abus ou de conditions de d\u00e9tention inhumaines.\u00a0Les prisonniers et les d\u00e9tenus ont le droit de porter plainte mais l\u2019ont rarement fait en raison des \u00e9ventuelles repr\u00e9sailles des gardiens de prison.\u00a0Les prisonniers doivent faire appel \u00e0 un avocat pour porter plainte, mais les avocats sont rares et chers.\u00a0Les autorit\u00e9s p\u00e9nitentiaires n\u2019ont re\u00e7u que peu ou pas de formation p\u00e9nale formelle et les gardiens de prison n\u2019ont re\u00e7u qu\u2019une formation militaire de base rudimentaire con\u00e7ue pour les gendarmes.\u00a0L\u2019ONG locale Equal Rights for All a d\u00e9clar\u00e9 que la pratique religieuse \u00e9tait restreinte dans les prisons autres que la prison centrale de Conakry.\u00a0Les d\u00e9tenus se sont plaints de se voir r\u00e9guli\u00e8rement refuser l\u2019acc\u00e8s aux visiteurs, y compris aux membres de leur famille.\u00a0Les visiteurs devaient souvent verser des pots-de-vin pour avoir acc\u00e8s aux prisonniers.<\/p>\n<p><strong>Surveillance ind\u00e9pendante\u00a0:<\/strong>\u00a0Des ONG locales telles que Equal Rights for All et l\u2019Association de soutien aux r\u00e9fugi\u00e9s, personnes d\u00e9plac\u00e9es et d\u00e9tenues ont re\u00e7u un acc\u00e8s r\u00e9gulier et sans entrave \u00e0 la prison centrale de Conakry ;\u00a0les autorit\u00e9s accordaient rarement l\u2019acc\u00e8s \u00e0 d\u2019autres installations pour surveiller les conditions.<\/p>\n<p>Les conditions des prisons militaires, g\u00e9r\u00e9es par le minist\u00e8re de la D\u00e9fense, n\u2019ont pas pu \u00eatre contr\u00f4l\u00e9es puisque le gouvernement a refus\u00e9 l\u2019acc\u00e8s aux groupes de d\u00e9fense des prisons et aux organisations internationales.\u00a0Bien que les autorit\u00e9s militaires aient affirm\u00e9 qu\u2019elles ne d\u00e9tenaient pas de civils dans les prisons militaires, des cas signal\u00e9s pr\u00e9c\u00e9demment contredisent cette affirmation.\u00a0Avant le coup d\u2019\u00c9tat de septembre, des rapports indiquaient qu\u2019il existait une prison dans un camp militaire sur l\u2019\u00eele de Kassa et que des prisonniers politiques \u00e9taient parfois d\u00e9tenus dans un camp militaire pr\u00e8s de Kankan.<\/p>\n<p><strong>D. ARRESTATION OU D\u00c9TENTION ARBITRAIRE<\/strong><\/p>\n<p>La Charte de transition, la constitution pr\u00e9c\u00e9dente et la loi interdisent les arrestations et d\u00e9tentions arbitraires, mais le gouvernement n\u2019a pas toujours respect\u00e9 ces interdictions.<\/p>\n<p>La loi pr\u00e9voit le droit de toute personne de contester la l\u00e9galit\u00e9 de son arrestation ou de sa d\u00e9tention, mais peu de d\u00e9tenus ont choisi cette option en raison des difficult\u00e9s auxquelles ils pourraient \u00eatre confront\u00e9s et de la peur des repr\u00e9sailles.<\/p>\n<p><strong>Proc\u00e9dures d\u2019arrestation et traitement des d\u00e9tenus<\/strong><\/p>\n<p>Bien que la loi exige des mandats d\u2019arr\u00eat, la police n\u2019a pas toujours suivi ce protocole.\u00a0La loi pr\u00e9voit \u00e9galement que les d\u00e9tenus soient inculp\u00e9s dans les 48 heures, renouvelables une fois si autoris\u00e9 par un juge.\u00a0Dans les affaires touchant \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 nationale, la loi permet de porter la dur\u00e9e initiale de la d\u00e9tention \u00e0 96 heures, renouvelable une fois.\u00a0De nombreux d\u00e9tenus ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenus pendant des p\u00e9riodes beaucoup plus longues avant d\u2019\u00eatre inculp\u00e9s.\u00a0Les autorit\u00e9s ont d\u00e9tenu la plupart des d\u00e9tenus dans les trois principales prisons ind\u00e9finiment et sans proc\u00e8s.<\/p>\n<p>La loi interdit l\u2019arrestation de personnes \u00e0 leur domicile entre 21 heures et 6 heures du matin, mais des arrestations ont eu lieu entre ces heures.\u00a0Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 inculp\u00e9, l\u2019accus\u00e9 peut \u00eatre d\u00e9tenu jusqu\u2019\u00e0 la conclusion de l\u2019affaire, y compris une p\u00e9riode d\u2019appel.\u00a0Les autorit\u00e9s ont syst\u00e9matiquement ignor\u00e9 la disposition l\u00e9gale permettant aux accus\u00e9s d\u2019avoir un avocat et n\u2019ont pas fourni aux accus\u00e9s indigents un avocat aux frais du gouvernement.<\/p>\n<p>La lib\u00e9ration sous caution est laiss\u00e9e \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation du magistrat dont rel\u00e8ve l\u2019affaire.\u00a0La loi permet aux d\u00e9tenus d\u2019acc\u00e9der rapidement aux membres de leur famille, mais l\u2019acc\u00e8s a parfois \u00e9t\u00e9 refus\u00e9 ou restreint jusqu\u2019\u00e0 ce que les familles versent des pots-de-vin aux gardiens des centres de d\u00e9tention.<\/p>\n<p><strong>Arrestation arbitraire\u00a0:<\/strong>\u00a0Le CNRD a arr\u00eat\u00e9 et d\u00e9tenu arbitrairement l\u2019ancien pr\u00e9sident Alpha Cond\u00e9 le 5 septembre. Le 27 novembre, les autorit\u00e9s ont d\u00e9plac\u00e9 l\u2019ancien pr\u00e9sident Cond\u00e9 de son emplacement pr\u00e9c\u00e9dent vers la maison de sa femme dans le quartier Dixinn de Conakry.\u00a0En d\u00e9cembre, il est rest\u00e9 assign\u00e9 \u00e0 r\u00e9sidence sans inculpation.<\/p>\n<p>En f\u00e9vrier 2020, les autorit\u00e9s ont arr\u00eat\u00e9 sans inculpation plus de 30 personnes dans divers quartiers de Conakry et les ont d\u00e9tenues pendant plus d\u2019un mois au camp de Soronkoni \u00e0 Kankan, en Haute-Guin\u00e9e.\u00a0Les d\u00e9tenus ont d\u00e9clar\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s par la police et d\u2019autres unit\u00e9s des services de s\u00e9curit\u00e9, avoir \u00e9t\u00e9 isol\u00e9s et n\u2019avoir eu aucun contact avec leur famille.\u00a0Suite aux violences post\u00e9lectorales \u00e0 Nzerekore en mars 2020, des sources locales ont rapport\u00e9 qu\u2019au moins 40 personnes ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9es dans le m\u00eame camp de Soronkoni.\u00a0En septembre, le CNRD a lib\u00e9r\u00e9 cinq autres de ces d\u00e9tenus.\u00a0En d\u00e9cembre, le CNRD a lib\u00e9r\u00e9 un total de 364 prisonniers politiques.\u00a0(Voir la section 1.e., Prisonniers et d\u00e9tenus politiques, pour plus de d\u00e9tails concernant la situation post\u00e9lectorale.)<\/p>\n<p><strong>D\u00e9tention provisoire\u00a0:<\/strong>\u00a0En f\u00e9vrier, les personnes en d\u00e9tention provisoire constituaient 72 % de la population carc\u00e9rale.\u00a0Aucune information n\u2019\u00e9tait disponible concernant la dur\u00e9e moyenne des d\u00e9tentions ou si les d\u00e9tentions exc\u00e9daient la peine maximale possible.<\/p>\n<p>La loi stipule que lorsque le procureur a d\u00e9livr\u00e9 un mandat d\u2019arr\u00eat contre un individu ou qu\u2019un individu est interrog\u00e9 par un juge d\u2019instruction, l\u2019individu peut rester en d\u00e9tention pour un maximum de 24 mois dans des circonstances li\u00e9es \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 nationale.<\/p>\n<p>En juin, les autorit\u00e9s ont provisoirement lib\u00e9r\u00e9 un gar\u00e7on de 17 ans, qui a pass\u00e9 trois ans en d\u00e9tention provisoire \u00e0 la prison centrale de Conakry.\u00a0Le gar\u00e7on a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 en 2018 et accus\u00e9 de rassemblement non autoris\u00e9.\u00a0Selon son avocat, il a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 dans un quartier de Conakry pr\u00e8s de l\u2019endroit o\u00f9 un policier a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 quelques jours auparavant.\u00a0En d\u00e9cembre, les autorit\u00e9s n\u2019avaient pas fix\u00e9 de date de proc\u00e8s pour l\u2019affaire.<\/p>\n<p><strong>E. REFUS D\u2019UN PROC\u00c8S PUBLIC \u00c9QUITABLE<\/strong><\/p>\n<p>Bien que la constitution et la loi pr\u00e9voient un pouvoir judiciaire ind\u00e9pendant, le syst\u00e8me judiciaire \u00e9tait en proie \u00e0 la corruption.\u00a0La Charte de transition affirme \u00e9galement l\u2019engagement du CNRD en faveur d\u2019une justice ind\u00e9pendante.\u00a0Le processus judiciaire manquait souvent d\u2019ind\u00e9pendance et d\u2019impartialit\u00e9.\u00a0Le statut politique et social influen\u00e7ait souvent les d\u00e9cisions.\u00a0Une p\u00e9nurie d\u2019avocats et de magistrats qualifi\u00e9s, des lois obsol\u00e8tes et restrictives, le n\u00e9potisme et les pr\u00e9jug\u00e9s ethniques ont limit\u00e9 l\u2019efficacit\u00e9 du syst\u00e8me judiciaire.\u00a0Les ordonnances des tribunaux nationaux n\u2019\u00e9taient souvent pas ex\u00e9cut\u00e9es.\u00a0Par exemple, certains prisonniers condamn\u00e9s \u00e0 \u00eatre lib\u00e9r\u00e9s par les tribunaux sont rest\u00e9s en d\u00e9tention parce qu\u2019ils n\u2019avaient pas pay\u00e9 les \u00ab frais de sortie \u00bb aux gardiens.\u00a0D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, les criminels politiquement li\u00e9s \u00e9chappent souvent aux poursuites.<\/p>\n<p>De nombreux citoyens, m\u00e9fiants face \u00e0 la corruption judiciaire ou n\u2019ayant pas d\u2019autre choix, se sont appuy\u00e9s sur les syst\u00e8mes traditionnels de justice au niveau du village ou du quartier urbain.\u00a0Les plaideurs ont pr\u00e9sent\u00e9 leurs affaires civiles devant un chef de village, un chef de quartier ou un conseil de \u00ab\u00a0sages\u00a0\u00bb.\u00a0La ligne de d\u00e9marcation entre les syst\u00e8mes judiciaires formel et informel \u00e9tait vague, et les autorit\u00e9s renvoyaient parfois une affaire du syst\u00e8me formel au syst\u00e8me traditionnel pour assurer le respect par toutes les parties.\u00a0De m\u00eame, une affaire non r\u00e9solue \u00e0 la satisfaction de toutes les parties dans le syst\u00e8me traditionnel pourrait \u00eatre renvoy\u00e9e au syst\u00e8me formel d\u2019arbitrage.\u00a0Dans le syst\u00e8me traditionnel, le t\u00e9moignage des femmes avait moins de poids (voir section 6, Femmes).<\/p>\n<p><strong>Proc\u00e9dures d\u2019essai<\/strong><\/p>\n<p>La Charte de transition, la Constitution pr\u00e9c\u00e9dente et la loi pr\u00e9voient le droit \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable et public, et un syst\u00e8me judiciaire ind\u00e9pendant, bien qu\u2019accabl\u00e9 par la corruption et d\u2019une efficacit\u00e9 limit\u00e9e, s\u2019est g\u00e9n\u00e9ralement efforc\u00e9 de faire respecter ce droit.<\/p>\n<p>Les proc\u00e8s sont publics et les accus\u00e9s ont le droit d\u2019\u00eatre pr\u00e9sents et de consulter un avocat en temps opportun.\u00a0Les proc\u00e8s doivent \u00eatre ponctuels.\u00a0L\u2019accusation pr\u00e9pare un dossier, y compris les t\u00e9moignages et autres \u00e9l\u00e9ments de preuve, et en fournit une copie \u00e0 la d\u00e9fense.\u00a0Les accus\u00e9s ont le droit de confronter et d\u2019interroger les t\u00e9moins \u00e0 charge et de pr\u00e9senter des t\u00e9moins et des preuves en leur propre nom.\u00a0La loi pr\u00e9voit la pr\u00e9somption d\u2019innocence des accus\u00e9s, l\u2019ind\u00e9pendance des juges, l\u2019\u00e9galit\u00e9 des citoyens devant la loi, le droit de l\u2019accus\u00e9 \u00e0 un avocat (mais uniquement pour les crimes graves) et le droit de faire appel d\u2019une d\u00e9cision judiciaire, mais ces droits n\u2019\u00e9taient pas syst\u00e9matiquement respect\u00e9s.<\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s doivent informer rapidement les accus\u00e9s des accusations.\u00a0Les pr\u00e9venus ont droit \u00e0 l\u2019assistance gratuite d\u2019un interpr\u00e8te, si n\u00e9cessaire.\u00a0Les accus\u00e9s disposaient g\u00e9n\u00e9ralement de suffisamment de temps mais manquaient de ressources, telles que l\u2019acc\u00e8s \u00e0 un avocat, pour pr\u00e9parer leur d\u00e9fense.\u00a0La plupart des affaires n\u2019ont jamais abouti \u00e0 un proc\u00e8s.<\/p>\n<p>Bien que le gouvernement soit responsable du financement des frais de d\u00e9fense juridique dans les affaires p\u00e9nales graves, il d\u00e9bourse rarement des fonds \u00e0 cette fin.\u00a0L\u2019avocat de la d\u00e9fense ne recevait souvent aucun paiement.\u00a0Les autorit\u00e9s ont permis aux avocats des d\u00e9tenus d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 leurs clients, mais souvent \u00e0 condition que des gardiens de prison ou des gendarmes soient pr\u00e9sents.\u00a0La loi pr\u00e9voit que les accus\u00e9s ont le droit de ne pas \u00eatre contraints de t\u00e9moigner ou d\u2019avouer leur culpabilit\u00e9, mais la torture ou d\u2019autres traitements et conditions p\u00e9nibles dans les centres de d\u00e9tention ont sap\u00e9 cette protection.<\/p>\n<p><strong>Prisonniers et d\u00e9tenus politiques<\/strong><\/p>\n<p>Le gouvernement pr\u00e9c\u00e9dent et le CNRD ont arr\u00eat\u00e9 ou convoqu\u00e9 des individus sans motif.\u00a0La soci\u00e9t\u00e9 civile a qualifi\u00e9 ces actions d&#8217;\u00a0\u00bbintimidation politique\u00a0\u00bb.\u00a0Des sources locales ont estim\u00e9 le nombre de ces personnes arr\u00eat\u00e9es ou convoqu\u00e9es \u00e0 plus de 300. Le gouvernement a permis l\u2019acc\u00e8s r\u00e9gulier \u00e0 ces personnes par le Comit\u00e9 international de la Croix-Rouge ou d\u2019autres organisations humanitaires ou de d\u00e9fense des droits de l\u2019homme.<\/p>\n<p>En mai, les autorit\u00e9s ont lib\u00e9r\u00e9 40 d\u00e9tenus arr\u00eat\u00e9s \u00e0 la suite des violences post\u00e9lectorales d\u2019octobre 2020.\u00a0Neuf des d\u00e9tenus lib\u00e9r\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s par les forces de s\u00e9curit\u00e9 pour leur proximit\u00e9 avec l\u2019attaque collective d\u2019octobre 2020 contre un train de marchandises exploit\u00e9 par le producteur d\u2019aluminium Rusal, au cours de laquelle, selon des informations du gouvernement et de la presse, des assaillants ont tu\u00e9 quatre membres des forces de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>En juin, le pr\u00e9sident Cond\u00e9 a graci\u00e9 quatre membres de premier plan de l\u2019opposition qui avaient demand\u00e9 la cl\u00e9mence \u00e0 la suite de leur condamnation.\u00a0Bien que les quatre aient \u00e9t\u00e9 graci\u00e9s et lib\u00e9r\u00e9s, les condamnations sont rest\u00e9es dans leur dossier.<\/p>\n<p>En juillet, le gouvernement a annonc\u00e9 que quatre hauts responsables du parti politique d\u2019opposition Union des forces d\u00e9mocratiques de Guin\u00e9e avaient \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9s sous condition pour raisons m\u00e9dicales.\u00a0Les membres avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 emprisonn\u00e9s pour leur r\u00f4le pr\u00e9sum\u00e9 dans les violences post\u00e9lectorales \u00e0 la suite de l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle d\u2019octobre 2020.\u00a0L\u2019un d\u2019eux a cependant \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9 en prison en ao\u00fbt pour avoir viol\u00e9 les conditions de sa libert\u00e9 provisoire.\u00a0Il faisait \u00e9galement partie des 79 d\u00e9tenus lib\u00e9r\u00e9s par le CNRD le 7 septembre.<\/p>\n<p>Le 5 septembre, le colonel Doumbouya et le CNRD ont annonc\u00e9 leur intention de lib\u00e9rer tous les prisonniers politiques et militants emprisonn\u00e9s sous l\u2019administration de l\u2019ancien pr\u00e9sident Cond\u00e9.\u00a0Le CNRD a demand\u00e9 aux minist\u00e8res de la justice et de la d\u00e9fense de se coordonner \u00e9troitement avec le parquet, l\u2019administration p\u00e9nitentiaire et les avocats pour lib\u00e9rer tous les d\u00e9tenus.<\/p>\n<p>Le 7 septembre, le CNRD a lib\u00e9r\u00e9 79 d\u00e9tenus politiques de la prison centrale de Conakry.\u00a0Bon nombre des lib\u00e9r\u00e9s \u00e9taient des membres \u00e9minents de l\u2019opposition tels que Oumar Sylla (Fonike Mengue), Abdoulaye Bah, Etienne Soropogui, Ismael Conde et Keamou Bogolan Haba.\u00a0Le 24 septembre, le CNRD a lib\u00e9r\u00e9 12 d\u00e9tenus, dont cinq militaires et deux civils d\u00e9tenus \u00e0 Conakry, et cinq militaires d\u00e9tenus au camp Soronkoni.\u00a0Le 28 septembre \u00e0 Kankan, le CNRD a lib\u00e9r\u00e9 un d\u00e9tenu militaire et le colonel Doumbouya a graci\u00e9 cinq militaires pr\u00e9c\u00e9demment condamn\u00e9s et emprisonn\u00e9s.<\/p>\n<p>Avant le coup d\u2019\u00c9tat du 5 septembre, en f\u00e9vrier, Amnesty International a rapport\u00e9 que lors des \u00e9lections de mars et d\u2019octobre 2020, il y avait eu \u00ab 400 arrestations arbitraires visant des opposants et des membres de la soci\u00e9t\u00e9 civile apr\u00e8s l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle \u00bb.\u00a0Les avocats des d\u00e9tenus ont rapport\u00e9 que les autorit\u00e9s ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 de nombreuses arrestations lors de perquisitions de maison en maison la nuit dans des quartiers consid\u00e9r\u00e9s comme des bastions de l\u2019opposition.\u00a0Les autorit\u00e9s auraient \u00e9galement fait un usage excessif de la force lors des arrestations.\u00a0Le gouvernement a annonc\u00e9 que ces personnes avaient \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es pour avoir particip\u00e9 \u00e0 des violences post\u00e9lectorales.<\/p>\n<p>En mars, le pr\u00e9sident Cond\u00e9 a graci\u00e9 sept mineurs qui auraient \u00e9t\u00e9 membres de l\u2019opposition et ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s imm\u00e9diatement apr\u00e8s l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle d\u2019octobre 2020 pour \u00ab rassemblement ill\u00e9gal sur la voie publique \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Proc\u00e9dures judiciaires civiles et recours<\/strong><\/p>\n<p>La loi pr\u00e9voit une proc\u00e9dure judiciaire en mati\u00e8re civile, y compris les poursuites en dommages-int\u00e9r\u00eats pour les violations des droits de l\u2019homme.\u00a0Peu de personnes ont intent\u00e9 des poursuites en dommages-int\u00e9r\u00eats pour atteintes aux droits humains, en partie \u00e0 cause de la crainte du public de poursuivre les membres des forces de s\u00e9curit\u00e9 et du manque de confiance dans la comp\u00e9tence et l\u2019impartialit\u00e9 du pouvoir judiciaire.\u00a0Certaines affaires ont \u00e9t\u00e9 port\u00e9es en appel devant la Cour de justice de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (CEDEAO).<\/p>\n<p><strong>Saisie et restitution de biens<\/strong><\/p>\n<p>En 2019, le gouvernement a expuls\u00e9 de force des personnes de quatre quartiers de Conakry.\u00a0Le gouvernement a all\u00e9gu\u00e9 que les habitants \u00e9taient des squatters sur des terres pr\u00e9vues depuis longtemps comme site de relocalisation de plusieurs minist\u00e8res.\u00a0Les autorit\u00e9s ont d\u00e9moli environ 2 500 b\u00e2timents, entra\u00eenant l\u2019expulsion de 20 000 personnes, dont certaines auraient \u00e9t\u00e9 l\u00e9galement propri\u00e9taires de leurs terres.\u00a0Les victimes ont form\u00e9 un collectif et ont fait appel \u00e0 la Cour de justice de la CEDEAO pour obtenir r\u00e9paration.\u00a0Le 11 septembre, l\u2019association des victimes a fait une d\u00e9claration publique demandant de l\u2019aide et l\u2019inculpation de l\u2019ancien ministre du Logement pour avoir d\u00e9truit leurs maisons.\u00a0Au 30 septembre, la Cour de justice de la CEDEAO a suspendu toutes les proc\u00e9dures judiciaires en cours avec le pays en raison du coup d\u2019\u00c9tat.\u00a0Le gouvernement n\u2019a fait aucun effort pour prot\u00e9ger, assister, r\u00e9installer,<\/p>\n<p><strong>F. ING\u00c9RENCE ARBITRAIRE OU ILL\u00c9GALE DANS LA VIE PRIV\u00c9E, LA FAMILLE, LE DOMICILE OU LA CORRESPONDANCE<\/strong><\/p>\n<p>La constitution et la loi interdisent de telles actions, mais la police aurait ignor\u00e9 les proc\u00e9dures l\u00e9gales dans la poursuite des suspects, y compris lorsque cela servait leurs int\u00e9r\u00eats personnels.\u00a0Les autorit\u00e9s ont parfois expuls\u00e9 des personnes de leur domicile sans autorisation l\u00e9gale, vol\u00e9 leurs effets personnels et exig\u00e9 le paiement de la remise de leurs effets.<\/p>\n<p>Le gouvernement a continu\u00e9 d\u2019arr\u00eater ou de punir des membres de la famille pour des infractions pr\u00e9sum\u00e9es commises par des proches.<\/p>\n<p>Section 2. Respect des libert\u00e9s publiques<\/p>\n<p><strong>A. LIBERT\u00c9 D\u2019EXPRESSION, Y COMPRIS POUR LES MEMBRES DE LA PRESSE ET DES AUTRES M\u00c9DIAS<\/strong><\/p>\n<p>La Charte de transition du 27 septembre pr\u00e9voit la libert\u00e9 d\u2019expression, y compris pour les membres de la presse et d\u2019autres m\u00e9dias, et stipule que les lois relatives \u00e0 la libert\u00e9 d\u2019expression, qui \u00e9taient en place avant le coup d\u2019\u00c9tat du 5 septembre, resteraient en vigueur.<\/p>\n<p>Avant le 5 septembre, la constitution et la loi pr\u00e9voyaient la libert\u00e9 d\u2019expression, y compris pour la presse, mais de nombreux rapports faisaient \u00e9tat d\u2019efforts du gouvernement pour intimider la presse et restreindre la libert\u00e9 de la presse.<\/p>\n<p><strong>Libert\u00e9 d\u2019expression des membres de la presse et des autres m\u00e9dias, y compris les m\u00e9dias en ligne : Les m\u00e9dias<\/strong>\u00a0ind\u00e9pendants et appartenant \u00e0 l\u2019opposition \u00e9taient actifs et ont g\u00e9n\u00e9ralement exprim\u00e9 une grande vari\u00e9t\u00e9 d\u2019opinions.\u00a0La presse \u00e9crite avait une port\u00e9e limit\u00e9e.\u00a0La radio reste la principale source d\u2019information du public et de nombreuses stations priv\u00e9es diffusent dans tout le pays.\u00a0Les \u00e9missions d\u2019appel \u00e0 la radio FM \u00e9taient populaires et permettaient aux citoyens d\u2019exprimer un large m\u00e9contentement \u00e0 l\u2019\u00e9gard du gouvernement.\u00a0L\u2019augmentation du nombre de sites Web d\u2019information en ligne refl\u00e8te la demande croissante d\u2019opinions divergentes.\u00a0N\u00e9anmoins, des all\u00e9gations ou des critiques \u00e0 l\u2019encontre du gouvernement Cond\u00e9 pourraient entra\u00eener des repr\u00e9sailles gouvernementales, notamment des suspensions, des amendes et des arrestations.\u00a0Le CNRD aurait exerc\u00e9 des repr\u00e9sailles contre un m\u00e9dia affili\u00e9 \u00e0 l\u2019ancien pr\u00e9sident Cond\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Violence et harc\u00e8lement\u00a0:<\/strong>\u00a0Des informations ont fait \u00e9tat d\u2019arrestations arbitraires, de harc\u00e8lement et d\u2019intimidation de journalistes par des responsables du gouvernement Cond\u00e9 et des autorit\u00e9s de transition du CNRD.<\/p>\n<p>Le 18 juillet, la police a arr\u00eat\u00e9 le journaliste Habib Marouane Kamara \u00e0 Conakry et l\u2019a conduit au bureau du directeur de la police judiciaire o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9 pendant plusieurs heures.\u00a0Selon son avocat, Kamara a \u00e9t\u00e9 poursuivi pour diffamation et chantage \u00e0 la suite d\u2019une plainte du nouveau directeur de la Compagnie des eaux de Guin\u00e9e.\u00a0Kamara avait pr\u00e9c\u00e9demment critiqu\u00e9 les nominations de dirigeants de compagnies des eaux, dont la femme du PDG, sur sa page Facebook.\u00a0Le Syndicat des professionnels de la presse priv\u00e9e a d\u00e9nonc\u00e9 son arrestation et l\u2019absence de convocation judiciaire.\u00a0Les autorit\u00e9s ont lib\u00e9r\u00e9 Kamara apr\u00e8s deux nuits en garde \u00e0 vue.<\/p>\n<p>Le 9 octobre, les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont fait une descente dans l\u2019enceinte de\u00a0<em>Djoma Media<\/em>\u00a0, un m\u00e9dia priv\u00e9 qui aurait des liens avec l\u2019ancien pr\u00e9sident Cond\u00e9.\u00a0L\u2019arm\u00e9e a affirm\u00e9 qu\u2019elle cherchait des v\u00e9hicules gouvernementaux disparus, bien qu\u2019elle n\u2019ait pas de mandat pour entrer dans l\u2019enceinte.\u00a0Des coups de feu ont \u00e9clat\u00e9 sur les lieux, blessant deux personnes, apr\u00e8s que les\u00a0<em>agents de s\u00e9curit\u00e9 de\u00a0Djoma Media\u00a0ont\u00a0refus\u00e9<\/em>\u00a0d\u2019autoriser l\u2019acc\u00e8s.<\/p>\n<p><strong>Censure ou restrictions de contenu\u00a0:<\/strong>\u00a0Le gouvernement Cond\u00e9 a sanctionn\u00e9 les m\u00e9dias et les journalistes qui ont diffus\u00e9 des articles critiquant les responsables gouvernementaux et leurs actions.\u00a0Certains journalistes ont accus\u00e9 des repr\u00e9sentants du gouvernement de tenter d\u2019influencer le ton de leurs reportages.<\/p>\n<p>Selon certaines informations, les autorit\u00e9s du CNRD ont interdit aux journalistes de couvrir certaines r\u00e9unions du gouvernement de transition et gel\u00e9 les avoirs de\u00a0<em>Djoma Media<\/em>\u00a0, un m\u00e9dia li\u00e9 \u00e0 l\u2019ancien pr\u00e9sident Cond\u00e9.\u00a0Selon des sources m\u00e9diatiques, les comptes bancaires ont \u00e9t\u00e9 gel\u00e9s en raison de \u00ab\u00a0mouvements d\u2019argent injustifi\u00e9s\u00a0\u00bb.\u00a0<em>Le fondateur de Djoma Media<\/em>\u00a0, Kabinet Sylla (connu sous le nom de \u00ab\u00a0Bill Gates\u00a0\u00bb), \u00e9tait un ancien fonctionnaire du gouvernement et confident de l\u2019ancien pr\u00e9sident Cond\u00e9.\u00a0A la fin de l\u2019ann\u00e9e, les comptes restaient inaccessibles.<\/p>\n<p>Le 8 octobre, selon Reporters sans fronti\u00e8res, les autorit\u00e9s du CNRD ont interdit \u00e0 plusieurs cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision priv\u00e9es de filmer la c\u00e9r\u00e9monie de prestation de serment du Premier ministre du CNRD, Mohamed Beagovui.\u00a0La Radio T\u00e9l\u00e9vision de Guin\u00e9e, propri\u00e9t\u00e9 de l\u2019\u00c9tat, \u00e9tait souvent le seul m\u00e9dia invit\u00e9 \u00e0 couvrir les r\u00e9unions du gouvernement Cond\u00e9 ;\u00a0il est rest\u00e9 la seule plate-forme pour les annonces officielles du CNRD au public.<\/p>\n<p><strong>Lois sur la diffamation\/diffamation\u00a0:<\/strong>\u00a0la diffamation contre le chef de l\u2019\u00c9tat, la calomnie et les faux rapports sont des infractions p\u00e9nales passibles d\u2019une peine d\u2019emprisonnement pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 cinq ans et de lourdes amendes.\u00a0Les responsables du gouvernement Cond\u00e9 ont utilis\u00e9 ces lois pour harceler les dirigeants de l\u2019opposition et les journalistes.\u00a0Les journalistes ont all\u00e9gu\u00e9 que les poursuites en diffamation visaient des personnes critiques du gouvernement pour faire taire la dissidence.<\/p>\n<p>Le 4 f\u00e9vrier, un tribunal de Conakry a condamn\u00e9 le journaliste sportif Ibrahima Sadio Bah \u00e0 six mois de prison et \u00e0 une amende pour avoir diffam\u00e9 Mamadou Antonio Souar\u00e9, le pr\u00e9sident de la f\u00e9d\u00e9ration nationale de football.<\/p>\n<p>Le 27 f\u00e9vrier, les autorit\u00e9s ont arr\u00eat\u00e9 et d\u00e9tenu le journaliste sportif et historien Amadou Dioulde Diallo pour avoir pr\u00e9tendument insult\u00e9 le pr\u00e9sident Cond\u00e9 lors d\u2019un d\u00e9bat radiophonique.\u00a0Reporters sans fronti\u00e8res, des associations de presse locales et l\u2019Organisation guin\u00e9enne de d\u00e9fense des droits de l\u2019homme ont exprim\u00e9 leur inqui\u00e9tude face \u00e0 cette arrestation et ont d\u00e9nonc\u00e9 son incarc\u00e9ration, affirmant qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une violation de la loi sur la libert\u00e9 de la presse.\u00a0Le 19 mai, un tribunal l\u2019a condamn\u00e9 \u00e0 une amende substantielle et l\u2019a lib\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>En janvier, trois journalistes d\u00e9tenus depuis 2018 de la radio priv\u00e9e Nostalgie FM, ont \u00e9t\u00e9 poursuivis pour \u00ab diffamation, d\u00e9nonciation calomnieuse et injures \u00bb.\u00a0Les journalistes ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s le 13 janvier \u00e0 deux mois de prison avec sursis et \u00e0 une amende.\u00a0Lors d\u2019un \u00e9pisode de 2018 de leur \u00e9mission de radio\u00a0<em>Africa 2025<\/em>, un ancien professeur de l\u2019\u00e9cole primaire Saint Joseph de Cliny a appel\u00e9 pour d\u00e9noncer les conditions de travail \u00e0 l\u2019\u00e9cole.\u00a0En r\u00e9ponse, le directeur de l\u2019\u00e9cole a port\u00e9 plainte contre les journalistes qui ont anim\u00e9 l\u2019\u00e9mission.\u00a0L\u2019avocat des journalistes a annonc\u00e9 qu\u2019ils feraient appel de la d\u00e9cision.\u00a0En d\u00e9cembre, l\u2019appel \u00e9tait pendant devant la cour d\u2019appel de Conakry.\u00a0Plusieurs associations de presse locales ont publi\u00e9 un communiqu\u00e9 de presse annon\u00e7ant leur soutien aux journalistes et pr\u00e9conisant l\u2019annulation de leur peine.\u00a0Le 15 janvier, le Syndicat des professionnels de la presse priv\u00e9e a organis\u00e9 un sit-in devant le tribunal pour d\u00e9noncer la d\u00e9cision.<\/p>\n<p>En d\u00e9cembre 2020, le ministre de l\u2019Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Zenab Nabaya Drame, a poursuivi les trois journalistes pour diffamation pour avoir publi\u00e9 un article l\u2019impliquant dans le d\u00e9tournement d\u2019environ 219 milliards de francs guin\u00e9ens (GNF) (22,3 millions de dollars) de fonds publics en tant que ministre et dans d\u2019anciens postes. en tant que directeur des finances aux minist\u00e8res de la sant\u00e9 et de l\u2019agriculture.\u00a0Le ministre a retir\u00e9 la plainte en f\u00e9vrier apr\u00e8s que le tribunal a d\u00e9cid\u00e9 qu\u2019il ne pouvait pas poursuivre l\u2019affaire tant qu\u2019une enqu\u00eate \u00e9tait en cours sur les all\u00e9gations de d\u00e9tournement de fonds (voir section 4, Corruption et manque de transparence au sein du gouvernement).<\/p>\n<p><strong>S\u00e9curit\u00e9 nationale\u00a0:<\/strong>\u00a0Les autorit\u00e9s ont utilis\u00e9 la loi pour punir les journalistes et les cadres des m\u00e9dias critiques \u00e0 l\u2019\u00e9gard du gouvernement.<\/p>\n<p>En novembre 2020, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenu pendant trois semaines, le blogueur pro-opposition guin\u00e9en-canadien Mamady Conde (alias Madic 100 Fronti\u00e8res) a \u00e9t\u00e9 accus\u00e9 de diffamation, menaces, x\u00e9nophobie, incitation \u00e0 la r\u00e9volte et atteinte aux int\u00e9r\u00eats fondamentaux de l\u2019\u00c9tat.\u00a0Il a \u00e9t\u00e9 reconnu coupable le 8 f\u00e9vrier et condamn\u00e9 \u00e0 cinq ans de prison et \u00e0 une amende pour \u00ab\u00a0t\u00e9l\u00e9chargement et diffusion de messages, photos, dessins \u00e0 caract\u00e8re raciste, x\u00e9nophobie, menaces, violences et injures par le biais d\u2019un syst\u00e8me informatique\u00a0\u00bb.\u00a0Sa peine a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite \u00e0 un an le 10 juin apr\u00e8s un appel.\u00a0Le pr\u00e9sident Cond\u00e9 de l\u2019\u00e9poque a graci\u00e9 Mamady Cond\u00e9 ainsi que trois autres membres de l\u2019opposition de haut niveau en juillet apr\u00e8s que les quatre aient \u00e9crit des lettres de contrition sollicitant la cl\u00e9mence.<\/p>\n<p><strong>Libert\u00e9 d\u2019Internet<\/strong><\/p>\n<p>Le gouvernement Cond\u00e9 a restreint et perturb\u00e9 l\u2019acc\u00e8s \u00e0 Internet.\u00a0Il n\u2019a pas censur\u00e9 le contenu en ligne et il n\u2019y a eu aucun rapport cr\u00e9dible indiquant que le gouvernement surveillait les communications priv\u00e9es en ligne sans autorisation l\u00e9gale appropri\u00e9e.\u00a0Le gouvernement Cond\u00e9, cependant, a surveill\u00e9 les plateformes de m\u00e9dias sociaux et a exploit\u00e9 la loi pour punir les journalistes pour avoir publi\u00e9 ou partag\u00e9 des informations critiquant le gouvernement.<\/p>\n<p><strong>Libert\u00e9 acad\u00e9mique et \u00e9v\u00e9nements culturels<\/strong><\/p>\n<p>Aucun rapport n\u2019a fait \u00e9tat de restrictions gouvernementales \u00e0 la libert\u00e9 acad\u00e9mique.<\/p>\n<p><strong>B. LIBERT\u00c9S DE R\u00c9UNION PACIFIQUE ET D\u2019ASSOCIATION<\/strong><\/p>\n<p>La Charte de transition et la loi pr\u00e9voient la libert\u00e9 de r\u00e9union et d\u2019association pacifiques, tout comme la constitution avant sa suspension le 5 septembre. Le gouvernement Cond\u00e9 et les autorit\u00e9s de transition du CNRD interdisent r\u00e9guli\u00e8rement les manifestations et les rassemblements publics.<\/p>\n<p><strong>Libert\u00e9 de r\u00e9union pacifique<\/strong><\/p>\n<p>La Charte de transition et la constitution pr\u00e9c\u00e9dente pr\u00e9voient la libert\u00e9 de r\u00e9union et d\u2019association pacifiques, mais le gouvernement Cond\u00e9 et le CNRD ont restreint ce droit, principalement pour att\u00e9nuer la propagation du COVID-19.\u00a0La loi interdit toute r\u00e9union \u00e0 caract\u00e8re ethnique ou racial ou tout rassemblement \u00ab\u00a0dont la nature menace l\u2019unit\u00e9 nationale\u00a0\u00bb.\u00a0Avant le 5 septembre, le gouvernement exigeait un pr\u00e9avis de 72 heures ouvrables pour les rassemblements publics.\u00a0La loi autorise l\u2019interdiction de manifestations ou de r\u00e9unions si les autorit\u00e9s locales estiment que l\u2019\u00e9v\u00e9nement constitue une menace pour l\u2019ordre public.\u00a0Les autorit\u00e9s peuvent tenir les organisateurs d\u2019\u00e9v\u00e9nements p\u00e9nalement responsables en cas de violence ou de destruction de biens.\u00a0La loi punit quiconque entrave le droit de manifester d\u2019une peine d\u2019un \u00e0 six mois d\u2019emprisonnement et d\u2019une amende substantielle.<\/p>\n<p>Le CNRD a utilis\u00e9 les pr\u00e9c\u00e9dentes restrictions li\u00e9es au COVID-19 pour limiter les rassemblements publics non autoris\u00e9s.\u00a0Bien que le CNRD ait autoris\u00e9 des marches de c\u00e9l\u00e9bration manifestant son soutien au colonel Doumbouya, le 11 septembre, le CNRD a interdit toutes les marches et manifestations pour des raisons de sant\u00e9 publique.\u00a0Le CNRD a fermement condamn\u00e9 une marche dirig\u00e9e par le Front national pour la d\u00e9fense de la Constitution (FNDC) de l\u2019a\u00e9roport international de Conakry au cercle de Bambeto le 18 septembre pour saluer le retour du haut dirigeant du FNDC en exil, Sekou Koundouno.\u00a0Aucune violence n\u2019a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9e pendant la marche.<\/p>\n<p>Avant le 5 septembre, les grandes manifestations \u00e9taient g\u00e9n\u00e9ralement accueillies par une r\u00e9ponse brutale de la part des forces de s\u00e9curit\u00e9, notamment des arrestations arbitraires, des gaz lacrymog\u00e8nes et un recours excessif \u00e0 la force.\u00a0Depuis le 5 septembre, les interactions rapport\u00e9es des forces de s\u00e9curit\u00e9 avec les manifestants ont \u00e9t\u00e9 plus restreintes.<\/p>\n<p>Le 11 d\u00e9cembre, des partisans de l\u2019ancien pr\u00e9sident Cond\u00e9 se sont rassembl\u00e9s devant leur parti, le Rassemblement du peuple guin\u00e9en Arc-en-Ciel, si\u00e8ge \u00e0 Conakry pour exiger sa lib\u00e9ration.\u00a0Les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont d\u00e9ploy\u00e9 et utilis\u00e9 des gaz lacrymog\u00e8nes pour disperser les manifestants.\u00a0Les m\u00e9dias ont indiqu\u00e9 que huit militants avaient \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s puis rel\u00e2ch\u00e9s le 13 d\u00e9cembre. Les responsables gouvernementaux ont applaudi la r\u00e9ponse des forces de s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 la manifestation non autoris\u00e9e, citant le respect des normes \u00e9tablies et aucun bless\u00e9 ni d\u00e9c\u00e8s signal\u00e9.\u00a0Des dirigeants de la soci\u00e9t\u00e9 civile et d\u2019autres partis politiques ont d\u00e9nonc\u00e9 la r\u00e9ponse du gouvernement.<\/p>\n<p>Avant le 5 septembre, la d\u00e9cision d\u2019interdire une r\u00e9union ou une manifestation pouvait faire l\u2019objet d\u2019un recours devant le Tribunal de premi\u00e8re instance.<\/p>\n<p><strong>Libert\u00e9 d\u2019association<\/strong><\/p>\n<p>La Charte de transition et la constitution pr\u00e9c\u00e9dente pr\u00e9voient la libert\u00e9 d\u2019association, et les autorit\u00e9s avant et apr\u00e8s le 5 septembre ont g\u00e9n\u00e9ralement respect\u00e9 cette disposition.\u00a0Les conditions d\u2019obtention de la reconnaissance officielle des associations publiques, sociales, culturelles, religieuses ou politiques n\u2019\u00e9taient pas lourdes, m\u00eame si des retards bureaucratiques emp\u00eachaient parfois l\u2019enregistrement.\u00a0(Voir la section 3, Partis politiques et participation politique, pour plus d\u2019informations sur l\u2019enregistrement des partis politiques.)<\/p>\n<p><strong>C. LA LIBERT\u00c9 DE RELIGION<\/strong><\/p>\n<p>Voir le rapport du D\u00e9partement d\u2019\u00c9tat sur\u00a0<em>la libert\u00e9 religieuse internationale<\/em>\u00a0\u00e0 l\u2019\u00a0<a href=\"https:\/\/www.state.gov\/religiousfreedomreport\/\"><strong>adresse https:\/\/www.state.gov\/religiousfreedomreport\/<\/strong><\/a>\u00a0.<\/p>\n<p><strong>D. LIBERT\u00c9 DE MOUVEMENT ET DROIT DE QUITTER LE PAYS<\/strong><\/p>\n<p>La Charte de transition et la constitution autorisent la libert\u00e9 de mouvement interne, les voyages \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, l\u2019\u00e9migration et le rapatriement, mais le gouvernement a parfois restreint ces droits.<\/p>\n<p><strong>Circulation \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du pays\u00a0:<\/strong>\u00a0Le gouvernement exige que tous les citoyens \u00e2g\u00e9s de plus de 18 ans soient munis d\u2019une carte d\u2019identit\u00e9 nationale, qu\u2019ils doivent pr\u00e9senter sur demande aux points de contr\u00f4le de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>La police et les gendarmes ont r\u00e9guli\u00e8rement \u00e9tabli des points de contr\u00f4le al\u00e9atoires o\u00f9 ils ont r\u00e9guli\u00e8rement demand\u00e9 aux conducteurs de payer des \u00ab\u00a0p\u00e9ages\u00a0\u00bb ou d\u2019autres frais ill\u00e9gaux.\u00a0Des policiers et des gendarmes ont parfois vol\u00e9 et battu des voyageurs \u00e0 ces points de contr\u00f4le et les ont parfois menac\u00e9s de mort.\u00a0En ao\u00fbt, dans le cadre des mesures gouvernementales visant \u00e0 fournir une aide financi\u00e8re aux conducteurs confront\u00e9s \u00e0 des prix du carburant plus \u00e9lev\u00e9s, le ministre de la S\u00e9curit\u00e9 a annonc\u00e9 l\u2019interdiction formelle \u00e0 tout agent des forces de l\u2019ordre d\u2019extorquer les conducteurs et autres transporteurs, notant que les agents des forces de l\u2019ordre qui \u00e9rigeaient des points de contr\u00f4le non autoris\u00e9s s\u2019exposer \u00e0 des sanctions.\u00a0Le ministre a \u00e9galement annonc\u00e9 la r\u00e9duction du nombre total de points de contr\u00f4le officiels \u00e0 travers le pays.<\/p>\n<p>Dans le cadre de l\u2019\u00e9tat d\u2019urgence sanitaire, il a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 aux voyageurs de pr\u00e9senter un test COVID-19 n\u00e9gatif ou un certificat de vaccination.\u00a0Certains voyageurs ont d\u00e9clar\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 contraints de payer une amende ou un \u00abp\u00e9age\u00bb s\u2019ils n\u2019avaient pas de test ou de certificat n\u00e9gatif.\u00a0L\u2019\u00e9tat d\u2019urgence sanitaire restait en vigueur en fin d\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Voyages \u00e0 l\u2019\u00e9tranger\u00a0:<\/strong>\u00a0Suite au coup d\u2019\u00c9tat du 5 septembre, les autorit\u00e9s du CNRD ont interdit \u00e0 l\u2019ancien pr\u00e9sident Cond\u00e9 et \u00e0 ses anciens membres du cabinet de voyager \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.\u00a0Le CNRD a demand\u00e9 aux anciens hauts fonctionnaires du gouvernement de remettre leurs documents de voyage personnels et officiels.<\/p>\n<p>Avant le 5 septembre, le gouvernement Cond\u00e9 avait interdit \u00e0 de nombreux membres des partis d\u2019opposition et citoyens priv\u00e9s de voyager.\u00a0\u00c0 la suite de l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle d\u2019octobre 2020, le gouvernement Cond\u00e9 a emp\u00each\u00e9 le pr\u00e9sident du parti d\u2019opposition Union des forces d\u00e9mocratiques de Guin\u00e9e Cellou Dalein Diallo, son \u00e9pouse et le vice-pr\u00e9sident du parti Fode Oussou Fotana de quitter le pays.\u00a0Le gouvernement a \u00e9galement emp\u00each\u00e9 plusieurs autres membres de l\u2019opposition, dont le pr\u00e9sident de l\u2019Union des forces r\u00e9publicaines Sidya Tour\u00e9 et le chef d\u2019\u00e9tat-major Mohamed Tall, et le pr\u00e9sident du parti Nouvelle G\u00e9n\u00e9ration pour la R\u00e9publique Abe Sylla, et d\u2019autres qui se sont prononc\u00e9s contre le pr\u00e9sident Cond\u00e9 de quitter le pays m\u00eame en cas o\u00f9 un d\u00e9placement \u00e9tait n\u00e9cessaire pour un traitement m\u00e9dical.<\/p>\n<p><strong>E. STATUT ET TRAITEMENT DES PERSONNES D\u00c9PLAC\u00c9ES INTERNES<\/strong><\/p>\n<p>N\u2019est pas applicable.<\/p>\n<p><strong>F. PROTECTION DES R\u00c9FUGI\u00c9S<\/strong><\/p>\n<p>Le gouvernement a coop\u00e9r\u00e9 avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les r\u00e9fugi\u00e9s (HCR) et d\u2019autres organisations humanitaires pour fournir protection et assistance aux r\u00e9fugi\u00e9s, aux r\u00e9fugi\u00e9s de retour ou aux demandeurs d\u2019asile, ainsi qu\u2019\u00e0 d\u2019autres personnes relevant de sa comp\u00e9tence.<\/p>\n<p><strong>Acc\u00e8s \u00e0 l\u2019asile\u00a0:<\/strong>\u00a0La Charte de transition et les lois pr\u00e9voient l\u2019octroi de l\u2019asile ou du statut de r\u00e9fugi\u00e9, et le gouvernement a mis en place un syst\u00e8me de protection des r\u00e9fugi\u00e9s.\u00a0La loi sur le droit d\u2019asile et la protection des r\u00e9fugi\u00e9s contient des dispositions visant \u00e0 prot\u00e9ger les individus contre l\u2019expulsion.<\/p>\n<p><strong>Solutions durables :<\/strong>\u00a0Des proc\u00e9dures de rapatriement existaient et permettaient aux r\u00e9fugi\u00e9s de choisir un rapatriement volontaire.\u00a0Les rapatriements volontaires, pr\u00e9c\u00e9demment suspendus en raison du COVID-19, ont repris.\u00a0Les r\u00e9fugi\u00e9s ivoiriens ont constitu\u00e9 la majorit\u00e9 des rapatriements volontaires au cours de l\u2019ann\u00e9e.\u00a0Selon les donn\u00e9es du HCR, au 7 d\u00e9cembre, 23 r\u00e9fugi\u00e9s d\u00e9sign\u00e9s par le HCR ont \u00e9t\u00e9 rapatri\u00e9s, tandis que 8 622 rapatri\u00e9s et autres personnes relevant de sa comp\u00e9tence ont \u00e9t\u00e9 volontairement rapatri\u00e9s dans leur pays d\u2019origine.<\/p>\n<p><strong>G. APATRIDES<\/strong><\/p>\n<p>Il y avait quelques centaines d\u2019apatrides, dont la plupart venaient de Sierra Leone.\u00a0Ces personnes ne remplissaient aucun des crit\u00e8res de citoyennet\u00e9.\u00a0Selon le HCR, ces personnes n\u2019ont demand\u00e9 ni rapatriement ni int\u00e9gration sur place.\u00a0Le gouvernement n\u2019a pas pu fournir d\u2019informations sur les apatrides en raison d\u2019un manque d\u2019activit\u00e9s d\u2019identification.<\/p>\n<p>Section 3. Libert\u00e9 de participer au processus politique<\/p>\n<p>Avant le 5 septembre, la constitution et la loi offraient aux citoyens la possibilit\u00e9 de choisir leur gouvernement lors d\u2019\u00e9lections p\u00e9riodiques libres et \u00e9quitables tenues au scrutin secret et au suffrage universel et \u00e9gal, mais le gouvernement Cond\u00e9 et les autorit\u00e9s de transition du CNRD ont restreint ce droit.\u00a0La Charte de transition appelle \u00e0 des \u00e9lections locales et nationales libres et \u00e9quitables apr\u00e8s la cr\u00e9ation du Conseil national de transition pour d\u00e9terminer le calendrier des \u00e9lections et r\u00e9diger la constitution.\u00a0En d\u00e9cembre, le conseil n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 form\u00e9.\u00a0Le 5 septembre, le colonel Mamadi Doumbouya et les forces sp\u00e9ciales militaires ont arr\u00eat\u00e9 le pr\u00e9sident Alpha Cond\u00e9 et ont pris le pouvoir par un coup d\u2019\u00c9tat.<\/p>\n<p><strong>\u00c9LECTIONS ET PARTICIPATION POLITIQUE<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00c9lections r\u00e9centes\u00a0:<\/strong>\u00a0\u00c0 la suite de l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle d\u2019octobre 2020 et d\u2019une contestation judiciaire infructueuse du candidat pr\u00e9sidentiel de l\u2019opposition Cellou Dalein Diallo, en novembre 2020, la Cour constitutionnelle a certifi\u00e9 que le pr\u00e9sident Cond\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9\u00e9lu avec 59,5 % des voix.\u00a0Diallo a revendiqu\u00e9 la victoire et a appel\u00e9 ses partisans \u00e0 protester contre les r\u00e9sultats des \u00e9lections.\u00a0Les forces de s\u00e9curit\u00e9 gouvernementales ont violemment dispers\u00e9 les manifestants et encercl\u00e9 le domicile de Diallo.<\/p>\n<p>Bien que le jour des \u00e9lections se soit d\u00e9roul\u00e9 relativement bien, les observateurs internationaux et nationaux ont exprim\u00e9 leurs inqui\u00e9tudes concernant les probl\u00e8mes non r\u00e9solus des listes \u00e9lectorales, la violence g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e avant et apr\u00e8s les \u00e9lections, les restrictions \u00e0 la libert\u00e9 de r\u00e9union, le manque de transparence dans la tabulation des votes, le transport incertain des bulletins de vote et les incoh\u00e9rences entre les r\u00e9sultats annonc\u00e9s. et les r\u00e9sultats des feuilles de pointage des bureaux de vote.<\/p>\n<p>Le nombre de personnes bless\u00e9es et tu\u00e9es lors des violences pr\u00e9 et post\u00e9lectorales a \u00e9t\u00e9 largement contest\u00e9 entre le gouvernement et les groupes d\u2019opposition.\u00a0Des responsables gouvernementaux ont affirm\u00e9 qu\u2019au moins 50 personnes avaient \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es, tandis que l\u2019opposition a publi\u00e9 une liste de 46 personnes tu\u00e9es et estimait qu\u2019au moins 200 personnes avaient \u00e9t\u00e9 bless\u00e9es lors des violences.\u00a0Amnesty International a fait \u00e9tat de 400 arrestations arbitraires visant des opposants et des membres de la soci\u00e9t\u00e9 civile apr\u00e8s l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle.<\/p>\n<p><strong>Partis politiques et participation politique\u00a0:<\/strong>\u00a0Il n\u2019y avait aucune restriction officielle \u00e0 la formation de partis politiques au-del\u00e0 des exigences d\u2019enregistrement.\u00a0Les partis ne peuvent pas repr\u00e9senter une seule r\u00e9gion ou ethnie.\u00a0Le gouvernement Cond\u00e9 a parfois retard\u00e9 l\u2019enregistrement des partis d\u2019opposition.\u00a0Depuis le 5 septembre, le gouvernement continue de refuser l\u2019accr\u00e9ditation au Bloc pour le changement en Guin\u00e9e, malgr\u00e9 une d\u00e9cision de la Cour de justice de la CEDEAO, et au Mouvement lib\u00e9ral d\u00e9mocrate, malgr\u00e9 une injonction de la Cour supr\u00eame en janvier d\u2019accr\u00e9diter le parti.\u00a0Le gouvernement a \u00e9t\u00e9 accus\u00e9 de conditionner l\u2019accr\u00e9ditation des deux partis \u00e0 leur engagement de ne pas s\u2019opposer au gouvernement ou de rejoindre l\u2019opposition politique.<\/p>\n<p>En octobre 2020, le gouvernement a ferm\u00e9 le principal bureau du parti politique de l\u2019Union des forces d\u00e9mocratiques de Guin\u00e9e \u00e0 Conakry pour des raisons de mesures de sant\u00e9 publique li\u00e9es au COVID-19 et de s\u00e9curit\u00e9 nationale, emp\u00eachant le parti d\u2019utiliser l\u2019espace pour des r\u00e9unions et des assembl\u00e9es.\u00a0Le parti a fait appel aux tribunaux pour rouvrir leur bureau, mais leurs appels ont \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9s.\u00a0Le CNRD a rouvert les locaux le 6 septembre.<\/p>\n<p><strong>PARTICIPATION DES FEMMES ET DES MEMBRES DE GROUPES MINORITAIRES :<\/strong><\/p>\n<p>Aucune loi ne limite la participation des femmes ou des membres de groupes minoritaires au processus politique et elles y ont particip\u00e9.\u00a0Les observateurs ont toutefois not\u00e9 qu\u2019il existait des contraintes culturelles \u00e0 la participation politique des femmes, comme en t\u00e9moigne le faible taux de femmes occupant des postes politiques ou gouvernementaux influents.\u00a0Les \u00e9lections pr\u00e9sidentielles d\u2019octobre 2020 ont vu deux candidates se pr\u00e9senter aux \u00e9lections.\u00a0La participation politique des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, queer et intersexu\u00e9es (LGBTQI+) \u00e9tait inexistante en raison de la stigmatisation culturelle et des tabous qui poussaient les personnes LGBTQI+ \u00e0 cacher leur statut.\u00a0Des femmes occupaient six des 26 postes au niveau du cabinet dans le gouvernement de transition form\u00e9 apr\u00e8s le 5 septembre. La Charte de transition stipule que 30 % de tous les si\u00e8ges du Conseil national de transition doivent \u00eatre occup\u00e9s par des femmes.\u00a0Depuis le 7 d\u00e9cembre,<\/p>\n<p>Avant le 5 septembre, 11 des 36 postes minist\u00e9riels \u00e9taient occup\u00e9s par des femmes.\u00a0\u00c0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale, 17 des 114 si\u00e8ges \u00e9taient occup\u00e9s par des femmes.\u00a0Avant les \u00e9lections l\u00e9gislatives de mars 2020, les femmes d\u00e9tenaient 25 des 114 si\u00e8ges \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e nationale.\u00a0La loi exige que les femmes constituent 50 pour cent d\u2019une liste de candidats pour chaque parti pour les postes \u00e9lectoraux.\u00a0La loi s\u2019applique aux \u00e9lections nationales et locales, ainsi qu\u2019aux postes \u00e9lectifs dans les institutions publiques.<\/p>\n<p>Section 4. Corruption et manque de transparence au sein du gouvernement<\/p>\n<p>La loi pr\u00e9voit des sanctions p\u00e9nales pour la corruption, mais le gouvernement n\u2019a pas appliqu\u00e9 la loi de mani\u00e8re efficace.\u00a0Il y a eu de multiples all\u00e9gations au cours de l\u2019ann\u00e9e de pratiques de corruption par des agents publics qui sont rest\u00e9es impunies.<\/p>\n<p><strong>Corruption\u00a0:<\/strong>\u00a0Les autorit\u00e9s de l\u2019administration Cond\u00e9 ont poursuivi tr\u00e8s peu de cas, et encore moins ont abouti \u00e0 des condamnations.\u00a0Les all\u00e9gations de corruption allaient des fonctionnaires de bas niveau et des directeurs d\u2019entreprises d\u2019\u00c9tat aux ministres et \u00e0 la pr\u00e9sidence.\u00a0Les fonctionnaires auraient d\u00e9tourn\u00e9 des fonds publics \u00e0 des fins priv\u00e9es ou \u00e0 des fins publiques ill\u00e9gitimes, comme l\u2019achat de v\u00e9hicules co\u00fbteux pour les fonctionnaires.\u00a0Les ventes de terrains et les contrats commerciaux manquaient g\u00e9n\u00e9ralement de transparence.\u00a0Les chefs d\u2019entreprise ont affirm\u00e9 que les proc\u00e9dures r\u00e9glementaires \u00e9taient opaques et facilitaient la corruption.<\/p>\n<p>En novembre 2020, plusieurs m\u00e9dias locaux ont publi\u00e9 un article impliquant le ministre de l\u2019enseignement technique et de la formation professionnelle, Zenab Nabaya Drame, dans le d\u00e9tournement d\u2019environ 219 milliards de GNF (22,3 millions de dollars) en tant que ministre et alors qu\u2019il occupait d\u2019anciens postes de directeur des finances dans les minist\u00e8res. de la sant\u00e9 et de l\u2019agriculture.\u00a0Selon les m\u00e9dias, Drame \u00e9tait responsable d\u2019environ 100 milliards de GNF (10,2 millions de dollars) de d\u00e9penses injustifi\u00e9es pendant son mandat de directrice des finances du minist\u00e8re de la Sant\u00e9\u00a0;\u00a0elle aurait d\u00e9tourn\u00e9 56 milliards de GNF (5,71 millions de dollars) pendant son s\u00e9jour au minist\u00e8re de l\u2019Agriculture\u00a0;\u00a0alors qu\u2019en tant que ministre de l\u2019enseignement technique et de la formation professionnelle, elle aurait siphonn\u00e9 35 milliards de GNF (3.\u00a057 millions) d\u2019un programme de construction de nouvelles installations de formation professionnelle en Haute Guin\u00e9e et dans la r\u00e9gion foresti\u00e8re qui n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 construites et ont surcharg\u00e9 28 milliards de GNF (2,86 millions de dollars) pour administrer les examens scolaires \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale.\u00a0Drame a poursuivi les journalistes pour diffamation mais a abandonn\u00e9 son action en f\u00e9vrier en raison de l\u2019enqu\u00eate sur la corruption, qui \u00e9tait en cours en d\u00e9cembre (voir section 2.a., Lois sur la diffamation\/calomnie).\u00a0En janvier, les autorit\u00e9s ont annonc\u00e9 que le tribunal de premi\u00e8re instance de Kaloum entendrait l\u2019affaire de corruption, mais la proc\u00e9dure judiciaire n\u2019a pas avanc\u00e9 avant le coup d\u2019\u00c9tat du 5 septembre.<\/p>\n<p>Section 5. Position gouvernementale \u00e0 l\u2019\u00e9gard des enqu\u00eates internationales et non gouvernementales sur les all\u00e9gations d\u2019atteintes aux droits de l\u2019homme<\/p>\n<p>Certains groupes nationaux et internationaux de d\u00e9fense des droits humains ont surveill\u00e9 et tent\u00e9 de diffuser des informations sur les violations des droits humains.\u00a0Ils fonctionnaient g\u00e9n\u00e9ralement sans restriction gouvernementale.\u00a0Les repr\u00e9sentants du gouvernement ont rarement \u00e9t\u00e9 coop\u00e9ratifs et sensibles \u00e0 leurs points de vue.\u00a0Depuis le 5 septembre, les responsables du CNRD ont inclus des groupes de d\u00e9fense des droits de l\u2019homme dans le cadre du processus de dialogue national.\u00a0Les ONG sont tenues de renouveler leur permis aupr\u00e8s du gouvernement tous les trois ans.<\/p>\n<p><strong>Organismes gouvernementaux des droits de l\u2019homme\u00a0:<\/strong>\u00a0L\u2019Institution nationale des droits de l\u2019homme promeut la sensibilisation aux droits de l\u2019homme et enqu\u00eate sur les abus.\u00a0L\u2019institution a \u00e9t\u00e9 controvers\u00e9e d\u00e8s sa cr\u00e9ation car elle a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e d\u2019une mani\u00e8re diff\u00e9rente de celle prescrite par la loi.\u00a0Il est rest\u00e9 inefficace et manquait d\u2019ind\u00e9pendance sous l\u2019administration Cond\u00e9.<\/p>\n<p>Le gouvernement Cond\u00e9 n\u2019a pas \u00e9tabli de commission v\u00e9rit\u00e9 et r\u00e9conciliation comme recommand\u00e9 dans le rapport final de 2016 de la Commission pour la r\u00e9conciliation nationale.\u00a0Avant le 5 septembre, le comit\u00e9 technique organis\u00e9 au sein du Cabinet du Premier ministre pour \u00e9tablir la commission n\u2019avait pas finalis\u00e9 le projet de loi sur son profil, son mandat et ses membres.\u00a0Le CNRD n\u2019a pris aucune mesure pour \u00e9tablir la commission.<\/p>\n<p>Section 6. Discrimination et abus soci\u00e9taux<\/p>\n<p><strong>FEMMES<\/strong><\/p>\n<p><strong>Viol et violence domestique\u00a0:<\/strong>\u00a0La loi criminalise le viol et la violence domestique, mais les deux se sont produits fr\u00e9quemment et les autorit\u00e9s ont rarement poursuivi les auteurs.\u00a0La loi ne traite pas du viol conjugal ni du sexe des survivants.\u00a0Le viol est passible de cinq \u00e0 20 ans de prison.\u00a0Les survivants ont souvent refus\u00e9 de signaler les crimes \u00e0 la police en raison de la coutume, de la peur de la stigmatisation, des repr\u00e9sailles et du manque de coop\u00e9ration de la police ou des gendarmes enqu\u00eateurs.\u00a0Des \u00e9tudes ont indiqu\u00e9 que les citoyens \u00e9taient \u00e9galement r\u00e9ticents \u00e0 signaler les crimes parce qu\u2019ils craignaient que la police demande au survivant de payer pour l\u2019enqu\u00eate.<\/p>\n<p>Dans les affaires de violence domestique, les autorit\u00e9s peuvent porter plainte pour voies de fait g\u00e9n\u00e9rales, passibles de peines de deux \u00e0 cinq ans de prison et d\u2019amendes.\u00a0La violence \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019une femme qui cause une blessure est passible d\u2019une peine pouvant aller jusqu\u2019\u00e0 cinq ans de prison et d\u2019une amende.\u00a0Si la blessure entra\u00eene une mutilation, une amputation ou toute autre perte de parties du corps, elle est passible de 20 ans d\u2019emprisonnement\u00a0;\u00a0si la victime d\u00e9c\u00e8de, le crime est passible de la r\u00e9clusion \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9.\u00a0Les voies de fait constituent un motif de divorce en droit civil, mais la police est rarement intervenue dans les conflits domestiques et les tribunaux ont rarement puni les auteurs.<\/p>\n<p><strong>Mutilations G\u00e9nitales F\u00e9minines\/Excision (MGF\/E)\u00a0:<\/strong>\u00a0Bien que la Charte de Transition n\u2019interdise pas explicitement les MGF\/E, elle accorde aux individus le droit \u00e0 leur int\u00e9grit\u00e9 physique.\u00a0Avant le 5 septembre, la constitution et les lois interdisaient les MGF\/E.\u00a0Le pays avait un taux de pr\u00e9valence des MGF\/E extr\u00eamement \u00e9lev\u00e9.\u00a0Selon une enqu\u00eate de l\u2019UNICEF de 2018, 94,5 % des femmes et des filles \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 49 ans avaient subi cette intervention, qui \u00e9tait pratiqu\u00e9e dans tout le pays et parmi tous les groupes religieux et ethniques.\u00a0Le taux de MGF\/E chez les filles \u00e2g\u00e9es de 6 \u00e0 14 ans a baiss\u00e9 de 6 points de pourcentage depuis 2015.<\/p>\n<p>La loi pr\u00e9voit une peine d\u2019emprisonnement de cinq \u00e0 20 ans et une amende si la victime est gravement bless\u00e9e ou d\u00e9c\u00e8de ;\u00a0si la victime d\u00e9c\u00e8de dans les 40 jours suivant la proc\u00e9dure, la peine peut aller jusqu\u2019\u00e0 la prison \u00e0 vie ou la mort.\u00a0La loi pr\u00e9voit des peines d\u2019emprisonnement de trois mois \u00e0 deux ans et des amendes pour les auteurs qui n\u2019infligent pas de blessures graves ou la mort.\u00a0Ces lois n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 effectivement ou r\u00e9guli\u00e8rement appliqu\u00e9es.\u00a0En 2019, le gouvernement Cond\u00e9 a adopt\u00e9 un plan d\u2019action pour \u00e9liminer les MGF\/E (2019-23) qui comprenait l\u2019int\u00e9gration de modules MGF\/E dans le programme de la Facult\u00e9 de m\u00e9decine de l\u2019Universit\u00e9 de Conakry et la mise \u00e0 jour du programme des sages-femmes et des \u00e9tudiants en travail social.\u00a0Au cours de l\u2019ann\u00e9e, l\u2019administration Cond\u00e9 a continu\u00e9 de coop\u00e9rer avec les ONG et les organisations de jeunesse dans leurs efforts pour \u00e9radiquer les MGF\/E et \u00e9duquer les agents de sant\u00e9, les employ\u00e9s du gouvernement,<\/p>\n<p>Les 25 et 26 octobre, le CNRD a nomm\u00e9 Morissanda Kouyate, militante de longue date des droits des femmes et de l\u2019\u00e9radication des MGF\/E, au poste de ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res, de la Coop\u00e9ration internationale, de l\u2019Int\u00e9gration africaine et des Guin\u00e9ens \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n<p><strong>Harc\u00e8lement sexuel\u00a0:<\/strong>\u00a0La loi interdit toutes les formes de harc\u00e8lement au travail, y compris le harc\u00e8lement sexuel ;\u00a0cependant, la Charte de transition ne mentionne pas explicitement le harc\u00e8lement au travail ou sexuel.\u00a0Avant le 5 septembre, la constitution interdisait le harc\u00e8lement fond\u00e9 sur le sexe, la race, l\u2019origine ethnique, les opinions politiques et d\u2019autres motifs.\u00a0Le minist\u00e8re du Travail n\u2019a document\u00e9 aucun cas de harc\u00e8lement sexuel, malgr\u00e9 sa fr\u00e9quence.\u00a0La loi sanctionne le harc\u00e8lement sexuel.\u00a0Les peines vont de trois mois \u00e0 deux ans de prison et le paiement d\u2019une amende, selon la gravit\u00e9 du harc\u00e8lement.\u00a0Les autorit\u00e9s ont rarement appliqu\u00e9 la loi.<\/p>\n<p>Selon l\u2019Union des travailleurs guin\u00e9ens, les femmes travaillant dans le secteur public ont signal\u00e9 des r\u00e9percussions professionnelles, une marginalisation et des menaces de la part de leurs sup\u00e9rieurs lorsqu\u2019elles n\u2019acceptaient pas leurs avances.<\/p>\n<p><strong>Droits reproductifs :<\/strong>\u00a0Aucun cas d\u2019avortement forc\u00e9 ou de st\u00e9rilisation involontaire de la part des autorit\u00e9s gouvernementales n\u2019a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9.<\/p>\n<p>Aucune loi n\u2019a affect\u00e9 n\u00e9gativement l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la contraception, mais la faible accessibilit\u00e9 et la mauvaise qualit\u00e9 des services de planification familiale ainsi que les choix limit\u00e9s en mati\u00e8re de contraception ont entrav\u00e9 l\u2019acc\u00e8s.\u00a0Les barri\u00e8res culturelles comprenaient un manque d\u2019engagement ou de soutien du partenaire masculin pour la d\u00e9cision d\u2019une femme d\u2019utiliser les services de planification familiale ;\u00a0le manque de pouvoir de d\u00e9cision des femmes, car dans de nombreux cas, les femmes avaient besoin de l\u2019approbation de leur mari avant d\u2019utiliser les services de sant\u00e9, y compris la planification familiale\u00a0;\u00a0et les attentes pour les couples de jeunes mari\u00e9s d\u2019avoir des enfants.\u00a0Les croyances religieuses entravaient \u00e9galement l\u2019acc\u00e8s.\u00a0Selon l\u2019\u00a0<em>Enqu\u00eate d\u00e9mographique et de sant\u00e9<\/em>\u00a0de 2018 , le taux de pr\u00e9valence de la contraception moderne chez les femmes \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 49 ans mari\u00e9es ou en couple \u00e9tait de 11 %.<\/p>\n<p>Selon l\u2019\u00a0<em>Enqu\u00eate d\u00e9mographique et de sant\u00e9<\/em>\u00a0de 2018 , 55 % des femmes ont accouch\u00e9 en pr\u00e9sence d\u2019un professionnel de la sant\u00e9 qualifi\u00e9.\u00a0Le manque de soins de sant\u00e9 de qualit\u00e9 et les obstacles socioculturels, tels que le fait de pr\u00e9f\u00e9rer une femme auxiliaire de sant\u00e9 pendant la grossesse et l\u2019accouchement, ont \u00e9galement affect\u00e9 l\u2019acc\u00e8s des femmes \u00e0 des auxiliaires de sant\u00e9 qualifi\u00e9s lorsqu\u2019aucune sage-femme n\u2019\u00e9tait disponible.<\/p>\n<p>Selon l\u2019enqu\u00eate en grappes \u00e0 indicateurs multiples de l\u2019UNICEF de 2016, le taux de mortalit\u00e9 maternelle \u00e9tait de 550 pour 100 000 naissances vivantes.\u00a0Le manque de services de sant\u00e9 accessibles et de qualit\u00e9, la discrimination, les in\u00e9galit\u00e9s entre les sexes, les mariages pr\u00e9coces et les grossesses chez les adolescentes ont tous contribu\u00e9 au taux de mortalit\u00e9 maternelle.\u00a0(Voir la sous-section Mutilation g\u00e9nitale f\u00e9minine\/excision (MGF\/E) pour plus d\u2019informations.) Selon le Fonds des Nations Unies pour la population, le taux de natalit\u00e9 chez les adolescentes \u00e9tait de 120 pour 1 000 filles \u00e2g\u00e9es de 15 \u00e0 19 ans.<\/p>\n<p>Le gouvernement a fourni l\u2019acc\u00e8s aux services de sant\u00e9 sexuelle et reproductive aux victimes de violences sexuelles.\u00a0Des comit\u00e9s multisectoriels aux niveaux national, r\u00e9gional et local se sont pench\u00e9s sur la violence sexiste, y compris la violence sexuelle.\u00a0Les participants au comit\u00e9 comprenaient des professionnels de la sant\u00e9, des policiers et des autorit\u00e9s administratives.\u00a0Des professionnels de la sant\u00e9 ont fourni des soins de sant\u00e9, y compris des services de sant\u00e9 sexuelle et procr\u00e9ative, aux victimes de violences sexuelles et domestiques.\u00a0La contraception d\u2019urgence \u00e9tait disponible dans les cliniques affili\u00e9es \u00e0 la F\u00e9d\u00e9ration internationale pour la planification familiale gr\u00e2ce \u00e0 des achats effectu\u00e9s par le Fonds des Nations Unies pour la population.\u00a0La contraception d\u2019urgence a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 incluse dans les kits de lutte contre la violence sexiste.<\/p>\n<p><strong>LA DISCRIMINATION:<\/strong><\/p>\n<p>La loi ne pr\u00e9voit pas le m\u00eame statut juridique et les m\u00eames droits pour les femmes que pour les hommes, notamment en mati\u00e8re d\u2019h\u00e9ritage, de propri\u00e9t\u00e9, d\u2019emploi, de cr\u00e9dit et de divorce.\u00a0La loi interdit la discrimination sexuelle \u00e0 l\u2019embauche ;\u00a0le gouvernement n\u2019a pas appliqu\u00e9 efficacement cette disposition.\u00a0Il n\u2019y avait pas de limitation connue des heures de travail des femmes, mais il existe des restrictions l\u00e9gales \u00e0 l\u2019emploi des femmes dans des professions et des t\u00e2ches jug\u00e9es dangereuses et dans des industries telles que les mines et la construction (voir section 7.d.).\u00a0Les pratiques traditionnelles sont historiquement discriminatoires \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes et ont parfois pris le pas sur la loi, en particulier dans les zones rurales.<\/p>\n<p>Les repr\u00e9sentants du gouvernement ont reconnu que la polygamie \u00e9tait courante.\u00a0Les lois sur le divorce favorisent g\u00e9n\u00e9ralement les hommes dans l\u2019attribution de la garde et le partage des biens communs.\u00a0Le t\u00e9moignage l\u00e9gal donn\u00e9 par les femmes a moins de poids que le t\u00e9moignage des hommes, conform\u00e9ment aux pr\u00e9ceptes islamiques et au droit coutumier.<\/p>\n<p>Un amendement \u00e0 la loi de 2019 fait de la monogamie la norme du mariage, sauf en cas d\u2019\u00ab accord explicite \u00bb avec la premi\u00e8re \u00e9pouse.<\/p>\n<p><strong>VIOLENCE ET DISCRIMINATION RACIALES OU ETHNIQUES SYST\u00c9MIQUES<\/strong><\/p>\n<p>La population du pays \u00e9tait diversifi\u00e9e, avec trois principaux groupes linguistiques et plusieurs plus petits.\u00a0Bien que la loi interdise la discrimination raciale ou ethnique, des all\u00e9gations de discrimination \u00e0 l\u2019encontre de membres de tous les principaux groupes ethniques se sont produites lors de l\u2019embauche dans le secteur priv\u00e9.\u00a0La s\u00e9gr\u00e9gation ethnique des quartiers urbains et la rh\u00e9torique de division ethnique pendant les campagnes politiques \u00e9taient courantes.\u00a0Le gouvernement a fait peu d\u2019efforts pour r\u00e9soudre ces probl\u00e8mes.<\/p>\n<p><strong>ENFANTS<\/strong><\/p>\n<p><strong>Enregistrement des naissances\u00a0:<\/strong>\u00a0Les enfants obtiennent la citoyennet\u00e9 par naissance dans le pays, mariage, naturalisation ou h\u00e9ritage parental.\u00a0Les autorit\u00e9s n\u2019ont pas permis aux enfants sans certificat de naissance d\u2019aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole ou d\u2019avoir acc\u00e8s aux soins de sant\u00e9.<\/p>\n<p><strong>\u00c9ducation\u00a0:<\/strong>\u00a0La politique gouvernementale pr\u00e9voit une \u00e9ducation primaire obligatoire et gratuite pour tous les enfants jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 16 ans. Alors que les filles et les gar\u00e7ons avaient un acc\u00e8s \u00e9gal \u00e0 tous les niveaux de l\u2019enseignement primaire et secondaire, environ 39 % des filles fr\u00e9quentaient l\u2019\u00e9cole primaire, contre 52 % de gar\u00e7ons.\u00a0Les chiffres du gouvernement indiquent que 13 % des filles ont termin\u00e9 leurs \u00e9tudes secondaires, contre 22 % des gar\u00e7ons.<\/p>\n<p><strong>Maltraitance des enfants\u00a0:<\/strong>\u00a0La maltraitance des enfants \u00e9tait un probl\u00e8me, et les autorit\u00e9s et les ONG ont continu\u00e9 \u00e0 documenter les cas.\u00a0La maltraitance des enfants se produisait ouvertement dans la rue, m\u00eame si les familles ignoraient la plupart des cas ou les traitaient au niveau communautaire.\u00a0Les autorit\u00e9s ont rarement poursuivi les contrevenants.<\/p>\n<p>Le 11 mars, un Code de l\u2019enfant mis \u00e0 jour, adopt\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 2019, est entr\u00e9 en vigueur.\u00a0Le nouveau code pr\u00e9voit des sanctions accrues pour les infractions qui exposent les enfants \u00e0 la violence, \u00e0 la sexualit\u00e9, \u00e0 l\u2019affichage ou \u00e0 la diffusion d\u2019images obsc\u00e8nes et de messages non destin\u00e9s aux enfants.\u00a0Le nouveau code augmente \u00e9galement les sanctions relatives au travail des enfants, aux abus sexuels, \u00e0 l\u2019exploitation sexuelle des enfants et \u00e0 la pornographie enfantine.<\/p>\n<p><strong>MARIAGE D\u2019ENFANTS, PR\u00c9COCE ET FORC\u00c9\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>La loi criminalise le mariage pr\u00e9coce et forc\u00e9.\u00a0L\u2019\u00e2ge l\u00e9gal du mariage est de 18 ans. L\u2019ambigu\u00eft\u00e9 demeure cependant car la loi fait r\u00e9f\u00e9rence aux mariages coutumiers pour les mineurs qui re\u00e7oivent le consentement de leurs deux parents ou de leur tuteur l\u00e9gal.\u00a0Selon les ONG de d\u00e9fense des droits des femmes, le taux de pr\u00e9valence reste \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>En f\u00e9vrier, lors du Forum national sur le genre et l\u2019exploitation mini\u00e8re organis\u00e9 par la Banque mondiale, un intervenant a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les femmes \u00e9taient parfois contraintes \u00e0 un mariage ou \u00e0 un concubinage ill\u00e9gal comme condition pour obtenir un emploi dans le secteur minier artisanal.\u00a0Les personnes LGBTQI+ \u00e9taient r\u00e9guli\u00e8rement contraintes \u00e0 des mariages h\u00e9t\u00e9rosexuels par leurs familles.<\/p>\n<p>En 2018, selon l\u2019UNICEF, 17 % de toutes les filles \u00e9taient mari\u00e9es \u00e0 15 ans et 47 % \u00e0 18 ans.<\/p>\n<p><strong>Exploitation sexuelle des enfants\u00a0:<\/strong>\u00a0La loi pr\u00e9voit des peines pour toutes les formes de traite des enfants, y compris l\u2019exploitation sexuelle des enfants \u00e0 des fins commerciales.\u00a0La loi interdit la p\u00e9dopornographie.\u00a0La loi ne traite pas explicitement de la vente, de l\u2019offre ou de l\u2019utilisation d\u2019enfants \u00e0 des fins commerciales.\u00a0Ces lois n\u2019\u00e9taient pas r\u00e9guli\u00e8rement appliqu\u00e9es et les agressions sexuelles d\u2019enfants, y compris le viol, constituaient un grave probl\u00e8me.\u00a0Les filles \u00e2g\u00e9es de 11 \u00e0 15 ans \u00e9taient les plus vuln\u00e9rables et repr\u00e9sentaient plus de la moiti\u00e9 de toutes les victimes de viol.<\/p>\n<p><strong>Enfants d\u00e9plac\u00e9s\u00a0:<\/strong>\u00a0Bien que les statistiques officielles n\u2019\u00e9taient pas disponibles, une grande population d\u2019enfants vivait dans les rues, en particulier dans les zones urbaines.\u00a0Les enfants mendiaient fr\u00e9quemment dans les mosqu\u00e9es, dans les rues et sur les march\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Enfants institutionnalis\u00e9s\u00a0:<\/strong>\u00a0Le pays comptait de nombreux orphelinats enregistr\u00e9s et non enregistr\u00e9s.\u00a0Alors que des rapports d\u2019abus dans les orphelinats paraissaient parfois dans la presse, des statistiques fiables n\u2019\u00e9taient pas disponibles.\u00a0Les autorit\u00e9s ont plac\u00e9 en institution certains enfants apr\u00e8s la mort de membres de leur famille \u00e0 cause du virus Ebola.<\/p>\n<p><strong>Enl\u00e8vements internationaux d\u2019enfants\u00a0:<\/strong>\u00a0Le pays n\u2019est pas partie \u00e0 la Convention de La Haye de 1980 sur les aspects civils de l\u2019enl\u00e8vement international d\u2019enfants.\u00a0<em>Voir le rapport annuel<\/em>\u00a0du D\u00e9partement d\u2019\u00c9tat sur l\u2019enl\u00e8vement parental international d\u2019enfants\u00a0\u00e0 l\u2019\u00a0<a href=\"https:\/\/www.travel.state.gov\/content\/travel\/en\/International-Parental-Child-Abduction\/for-providers\/legal-reports-and-data\/reported-cases.html\"><strong>adresse https:\/\/www.travel.state.gov\/content\/travel\/en\/International-Parental-Child-Abduction\/for-providers\/legal-reports-and-data \/cas-rapport\u00e9s.html<\/strong><\/a>\u00a0.<\/p>\n<p><strong>ANTIS\u00c9MITISME<\/strong><\/p>\n<p>La communaut\u00e9 juive \u00e9tait tr\u00e8s petite et aucun acte antis\u00e9mite n\u2019a \u00e9t\u00e9 signal\u00e9.<\/p>\n<p><strong>TRAITE DES PERSONNES<\/strong><\/p>\n<p><em>Voir le rapport<\/em>\u00a0du D\u00e9partement d\u2019\u00c9tat sur la\u00a0<em>traite des personnes<\/em>\u00a0\u00e0 l\u2019\u00a0<a href=\"https:\/\/www.state.gov\/trafficking-in-persons-report\/\"><strong>adresse https:\/\/www.state.gov\/trafficking-in-persons-report\/<\/strong><\/a>\u00a0.<\/p>\n<p><strong>PERSONNES HANDICAP\u00c9ES<\/strong><\/p>\n<p>Les personnes handicap\u00e9es pouvaient dans certains cas acc\u00e9der \u00e0 l\u2019\u00e9ducation, aux services de sant\u00e9, aux b\u00e2timents publics et aux transports sur un pied d\u2019\u00e9galit\u00e9 avec les autres.\u00a0La loi interdit la discrimination \u00e0 l\u2019encontre des personnes souffrant de handicaps physiques, sensoriels, intellectuels et mentaux dans les domaines de l\u2019\u00e9ducation, de l\u2019emploi, des voyages en avion et autres transports, de l\u2019acc\u00e8s aux soins de sant\u00e9 ou de la fourniture d\u2019autres services gouvernementaux.\u00a0D\u2019autres \u00e9l\u00e9ments de la loi d\u00e9crivent les droits des personnes handicap\u00e9es, tels que l\u2019acc\u00e8s aux \u00e9coles priv\u00e9es r\u00e9guli\u00e8res, sp\u00e9cialis\u00e9es ou subventionn\u00e9es, les quotas d\u2019embauche du gouvernement, l\u2019acc\u00e8s prioritaire aux services gouvernementaux et l\u2019acc\u00e8s aux transports publics.\u00a0Le gouvernement n\u2019a pas mis en \u0153uvre efficacement la loi et les programmes pour fournir l\u2019acc\u00e8s aux b\u00e2timents, \u00e0 l\u2019information et aux communications.\u00a0Le gouvernement a fourni des informations et des communications dans des formats accessibles.<\/p>\n<p>La loi interdit la discrimination dans l\u2019emploi \u00e0 l\u2019\u00e9gard des personnes handicap\u00e9es.\u00a0Le gouvernement a estim\u00e9 la population de personnes handicap\u00e9es \u00e0 155 900 personnes.\u00a0Le Minist\u00e8re de l\u2019action sociale et de la promotion de la femme et de l\u2019enfant est charg\u00e9 de prot\u00e9ger les droits des personnes handicap\u00e9es, mais il a \u00e9t\u00e9 inefficace.\u00a0Le gouvernement avait des programmes d\u2019embauche informels pour l\u2019embauche de personnes handicap\u00e9es.\u00a0Le gouvernement n\u2019a fourni aucune aide pour placer les enfants handicap\u00e9s dans des \u00e9coles ordinaires.<\/p>\n<p><strong>STIGMATISATION SOCIALE DU VIH ET DU SIDA<\/strong><\/p>\n<p>Des lois existent pour prot\u00e9ger les personnes vivant avec le VIH et le SIDA contre la stigmatisation.\u00a0La loi sur la sant\u00e9 reproductive pr\u00e9voit que les personnes diagnostiqu\u00e9es avec le SIDA ou le VIH re\u00e7oivent une assistance sp\u00e9ciale en mati\u00e8re de soins de base et une garantie de confidentialit\u00e9.\u00a0Le gouvernement s\u2019est appuy\u00e9 sur les efforts des donateurs pour lutter contre la discrimination \u00e0 l\u2019\u00e9gard des personnes vivant avec le VIH et le sida, et les efforts du gouvernement se sont limit\u00e9s au paiement des salaires des agents de sant\u00e9.\u00a0La plupart des victimes de stigmatisation \u00e9taient des veuves abandonn\u00e9es par leur famille apr\u00e8s la mort de leur mari du sida.<\/p>\n<p><strong>ACTES DE VIOLENCE, CRIMINALISATION ET AUTRES ABUS FOND\u00c9S SUR L\u2019ORIENTATION SEXUELLE ET L\u2019IDENTIT\u00c9 DE GENRE<\/strong><\/p>\n<p>Les personnes LGBTQI+ ont fait l\u2019objet d\u2019arrestations arbitraires, de violences et de harc\u00e8lement de la part des forces de s\u00e9curit\u00e9 qui les accusaient de perturber l\u2019ordre social.\u00a0Les personnes LGBTQI+ ont d\u00e9clar\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 stigmatis\u00e9es par leurs familles et, dans de nombreux cas, contraintes \u00e0 des mariages h\u00e9t\u00e9rosexuels non d\u00e9sir\u00e9s.\u00a0Ils ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 victimes d\u2019agressions sexuelles en raison de leur orientation sexuelle.<\/p>\n<p>La loi criminalise les relations sexuelles homosexuelles consensuelles entre adultes, qui sont passibles de trois ans de prison ;\u00a0cependant, il n\u2019y a eu aucune poursuite connue au cours de l\u2019ann\u00e9e.\u00a0L\u2019Office de protection de la femme, de l\u2019enfant et de la morale (OPROGEM), qui fait partie du minist\u00e8re de la S\u00e9curit\u00e9, comprend une unit\u00e9 charg\u00e9e d\u2019enqu\u00eater sur les infractions aux m\u0153urs, y compris les rapports sexuels entre personnes de m\u00eame sexe.<\/p>\n<p>De profonds tabous religieux et culturels existent contre les comportements sexuels homosexuels consensuels.\u00a0Les lois anti-discrimination ne s\u2019appliquent pas aux personnes LGBTQI+.\u00a0La Charte transitoire et les lois existantes ne prot\u00e8gent pas les droits des personnes LGBTQI+.\u00a0La Charte de transition d\u00e9crit le mariage et la cellule familiale traditionnelle comme le fondement de la soci\u00e9t\u00e9 du pays.\u00a0Les personnes LGBTQI+ \u00e9taient victimes de discrimination en mati\u00e8re d\u2019emploi et de logement.\u00a0Il n\u2019y a eu aucun rapport officiel ou d\u2019ONG de discrimination fond\u00e9e sur l\u2019orientation sexuelle ou l\u2019identit\u00e9 de genre, bien que la stigmatisation sociale ait probablement emp\u00each\u00e9 les survivants de signaler les abus ou le harc\u00e8lement.\u00a0Il n\u2019y avait pas d\u2019organisations LGBTQI+ actives publiquement, bien que certaines organisations de sant\u00e9 publique aient travaill\u00e9 \u00e0 la sensibilisation \u00e0 la sant\u00e9 sexuelle et au VIH et au sida, ainsi qu\u2019\u00e0 la pr\u00e9vention des violations des droits de l\u2019homme parmi les communaut\u00e9s vuln\u00e9rables,\u00a0y compris la communaut\u00e9 LGBTQI+.\u00a0Une association soutenue par le Comit\u00e9 national de lutte contre le sida et le Global Fund Works a assur\u00e9 une sensibilisation \u00e0 la pr\u00e9vention du sida, aux pratiques sexuelles sans risque et \u00e0 la distribution de traitements antir\u00e9troviraux, et a plaid\u00e9 pour les droits des populations vuln\u00e9rables, y compris les membres de la communaut\u00e9 LGBTQI+ qui ont continu\u00e9 \u00e0 cacher leur identit\u00e9. statut.<\/p>\n<p><strong>AUTRE VIOLENCE OU DISCRIMINATION SOCI\u00c9TALE<\/strong><\/p>\n<p>La discrimination contre les personnes atteintes d\u2019albinisme s\u2019est produite, en particulier dans la r\u00e9gion de la Guin\u00e9e foresti\u00e8re, o\u00f9 historiquement les personnes atteintes d\u2019albinisme \u00e9taient recherch\u00e9es pour des sacrifices rituels et d\u2019autres pratiques n\u00e9fastes li\u00e9es \u00e0 la sorcellerie.\u00a0Les ONG de d\u00e9fense des droits des albinos ont continu\u00e9 \u00e0 sensibiliser \u00e0 la discrimination et \u00e0 la violence \u00e0 l\u2019encontre des personnes atteintes d\u2019albinisme.\u00a0Le 18 mai, la loi sur la protection et la promotion des droits des personnes atteintes d\u2019albinisme est entr\u00e9e en vigueur.\u00a0La loi accorde aux personnes atteintes d\u2019albinisme des droits \u00e9gaux pour acc\u00e9der \u00e0 l\u2019\u00e9ducation, aux soins de sant\u00e9, \u00e0 la mobilit\u00e9 et \u00e0 l\u2019emploi.\u00a0La loi renforce \u00e9galement les peines pour ceux qui encouragent les personnes atteintes d\u2019albinisme \u00e0 mendier et qui cherchent \u00e0 utiliser des personnes atteintes d\u2019albinisme dans des c\u00e9r\u00e9monies rituelles.<\/p>\n<p>En raison d\u2019un manque de confiance et de capacit\u00e9 dans le syst\u00e8me judiciaire local, la violence collective est rest\u00e9e un probl\u00e8me r\u00e9pandu et a \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9e dans la presse locale tout au long de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<p>En juin, un homme soup\u00e7onn\u00e9 d\u2019avoir vol\u00e9 une moto \u00e0 Kindia, en Basse-Guin\u00e9e, a \u00e9t\u00e9 battu et br\u00fbl\u00e9 vif par un groupe de jeunes hommes.<\/p>\n<p>En ao\u00fbt, un homme accus\u00e9 de vol et de tentative de meurtre a \u00e9t\u00e9 tra\u00een\u00e9 hors d\u2019un poste de gendarmerie \u00e0 Mandiana, en Haute-Guin\u00e9e, et lapid\u00e9 \u00e0 mort.\u00a0Des articles de presse ont all\u00e9gu\u00e9 que le voleur pr\u00e9sum\u00e9 avait poignard\u00e9 un homme alors qu\u2019il tentait de voler le d\u00e9tecteur de m\u00e9taux de la victime.<\/p>\n<p>Section 7. Droits des travailleurs<\/p>\n<p><strong>A. LIBERT\u00c9 D\u2019ASSOCIATION ET DROIT DE N\u00c9GOCIATION COLLECTIVE<\/strong><\/p>\n<p>La Charte de transition et la loi accordent \u00e0 la plupart des travailleurs le droit de s\u2019organiser, de n\u00e9gocier collectivement, d\u2019adh\u00e9rer \u00e0 un syndicat et de faire gr\u00e8ve.\u00a0La loi impose \u00e9galement des restrictions au libre exercice de ces droits.\u00a0La loi exige que les syndicats obtiennent le soutien de 20 % des travailleurs d\u2019une entreprise, d\u2019une r\u00e9gion ou d\u2019un commerce pour faire gr\u00e8ve.\u00a0La loi exige que les syndicats fournissent un pr\u00e9avis de 10 jours au minist\u00e8re du Travail avant de faire gr\u00e8ve, bien qu\u2019elle autorise les ralentissements de travail sans pr\u00e9avis.<\/p>\n<p>Les gr\u00e8ves ne sont autoris\u00e9es que pour les sujets li\u00e9s au travail\u00a0;\u00a0cette autorisation, cependant, ne s\u2019\u00e9tend pas aux fonctionnaires, aux membres des forces arm\u00e9es ou aux fonctionnaires temporaires, car ces cat\u00e9gories n\u2019ont pas le droit l\u00e9gal de gr\u00e8ve.\u00a0Bien qu\u2019ils n\u2019aient pas le droit de gr\u00e8ve, les enseignants des \u00e9coles publiques se sont mis en gr\u00e8ve \u00e0 plusieurs reprises pour obtenir de meilleures conditions de travail.<\/p>\n<p>La loi prot\u00e8ge les travailleurs contre la discrimination antisyndicale.\u00a0La loi interdit aux employeurs de tenir compte de l\u2019appartenance syndicale lorsqu\u2019ils prennent des d\u00e9cisions concernant l\u2019embauche, le licenciement et la conduite d\u2019un employ\u00e9.\u00a0Il accorde \u00e9galement aux travailleurs 30 jours pour faire appel de toute d\u00e9cision du travail et pr\u00e9voit la r\u00e9int\u00e9gration de tout employ\u00e9 licenci\u00e9 pour activit\u00e9 syndicale.<\/p>\n<p>Le Bureau de l\u2019Inspecteur g\u00e9n\u00e9ral du travail au sein du minist\u00e8re du Travail g\u00e8re l\u2019arbitrage par consensus, comme l\u2019exige la loi.\u00a0Les employeurs ont souvent impos\u00e9 un arbitrage ex\u00e9cutoire, en particulier dans les \u00ab\u00a0services essentiels\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les sanctions pour diverses violations du droit du travail allaient des amendes \u00e0 l\u2019emprisonnement.\u00a0La loi d\u00e9finit \u00e9galement les d\u00e9lits du travail comme incluant les travailleurs et les employeurs qui renversent les int\u00e9r\u00eats nationaux ou volent des secrets commerciaux.\u00a0Les peines n\u2019\u00e9taient pas proportionn\u00e9es \u00e0 des crimes similaires.<\/p>\n<p>Le gouvernement n\u2019a pas appliqu\u00e9 efficacement les lois applicables.\u00a0Les inspections n\u2019\u00e9taient pas suffisantes pour assurer la conformit\u00e9 et les sanctions n\u2019\u00e9taient pas appliqu\u00e9es.<\/p>\n<p>Les organisations de travailleurs ne fonctionnent g\u00e9n\u00e9ralement pas ind\u00e9pendamment de l\u2019ing\u00e9rence du gouvernement ou des partis politiques.\u00a0Des divergences existaient entre les syndicats, les membres s\u2019accusant mutuellement de soutenir l\u2019entreprise ou le gouvernement.\u00a0Il en est r\u00e9sult\u00e9 que certains syndicats avaient deux dirigeants.\u00a0Les entreprises ne respectent pas toujours la libert\u00e9 d\u2019association et le droit de n\u00e9gociation collective.<\/p>\n<p>En ao\u00fbt, les travailleurs de la soci\u00e9t\u00e9 de transport priv\u00e9e Albayrak ont \u200b\u200borganis\u00e9 une gr\u00e8ve pour r\u00e9clamer de meilleures conditions de travail.\u00a0Les forces de s\u00e9curit\u00e9 ont arr\u00eat\u00e9 et d\u00e9tenu 36 travailleurs pour avoir vandalis\u00e9 les bus de l\u2019entreprise.\u00a0Ils ont \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9s trois semaines plus tard et huit travailleurs ont \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9s \u00e0 six mois de prison avec sursis.<\/p>\n<p>Les travailleurs de l\u2019h\u00f4tellerie du Sheraton Grand Conakry ont obtenu la reconnaissance syndicale en f\u00e9vrier 2020 apr\u00e8s que l\u2019Union internationale des travailleurs de l\u2019alimentation, de l\u2019agriculture, de l\u2019h\u00f4tellerie, de la restauration, de la restauration, du tabac et des branches connexes a d\u00e9pos\u00e9 une plainte officielle aupr\u00e8s de la Soci\u00e9t\u00e9 financi\u00e8re internationale du Groupe de la Banque mondiale et de Dutch Development. Banque pour ne pas avoir respect\u00e9 les normes de performance sp\u00e9cifiques de la Soci\u00e9t\u00e9 financi\u00e8re internationale.\u00a0Selon le syndicat international, en octobre 2020, la direction de l\u2019h\u00f4tel a refus\u00e9 d\u2019engager la direction syndicale dans les n\u00e9gociations sur les soins de sant\u00e9, en violation de la l\u00e9gislation nationale du travail.\u00a0Le syndicat international et les syndicats locaux ont signal\u00e9 de nombreuses violations des lois locales du travail, des repr\u00e9sailles antisyndicales et de la discrimination, ainsi que des violations des normes internationalement reconnues des travailleurs en mati\u00e8re de libert\u00e9 d\u2019association et de n\u00e9gociation collective.<\/p>\n<p><strong>B. INTERDICTION DU TRAVAIL FORC\u00c9 OU OBLIGATOIRE<\/strong><\/p>\n<p>La loi interdit le travail forc\u00e9 ou obligatoire et la servitude pour dettes.\u00a0Le travail p\u00e9nitentiaire est cependant l\u00e9gal, y compris pour les crimes li\u00e9s \u00e0 l\u2019expression politique et religieuse.\u00a0La loi pr\u00e9voit des peines de trois \u00e0 sept ans d\u2019emprisonnement, une amende ou les deux pour les infractions de travail forc\u00e9 impliquant une victime adulte, et de cinq \u00e0 10 ans d\u2019emprisonnement, une amende ou les deux pour celles impliquant un enfant victime.\u00a0Les peines n\u2019\u00e9taient pas proportionn\u00e9es \u00e0 des crimes similaires.\u00a0Le gouvernement n\u2019a pas appliqu\u00e9 efficacement la loi ni n\u2019a poursuivi les cas de travail forc\u00e9 d\u2019adultes.<\/p>\n<p>Les trafiquants ont exploit\u00e9 des hommes, des femmes et des enfants dans le travail forc\u00e9 dans l\u2019agriculture.\u00a0Les trafiquants ont exploit\u00e9 les gar\u00e7ons dans le travail forc\u00e9 dans la mendicit\u00e9, l\u2019exploitation mini\u00e8re, la p\u00eache et dans les plantations de caf\u00e9, de noix de cajou et de cacao.\u00a0Certaines entit\u00e9s gouvernementales et ONG ont all\u00e9gu\u00e9 que le travail forc\u00e9 \u00e9tait le plus r\u00e9pandu dans le secteur minier.\u00a0Les femmes et les enfants \u00e9taient les plus vuln\u00e9rables \u00e0 la traite (voir section 7.c.).\u00a0Les travailleurs migrants repr\u00e9sentaient une faible proportion des victimes du travail forc\u00e9.<\/p>\n<p><em>Voir \u00e9galement le rapport<\/em>\u00a0du D\u00e9partement d\u2019\u00c9tat sur la\u00a0<em>traite des personnes<\/em>\u00a0\u00e0 l\u2019\u00a0<a href=\"https:\/\/www.state.gov\/trafficking-in-persons-report\/\"><strong>adresse https:\/\/www.state.gov\/trafficking-in-persons-report\/<\/strong><\/a>\u00a0.<\/p>\n<p><strong>C. INTERDICTION DU TRAVAIL DES ENFANTS ET \u00c2GE MINIMUM D\u2019ADMISSION \u00c0 L\u2019EMPLOI<\/strong><\/p>\n<p>La loi interdit le travail des enfants dans le secteur formel et pr\u00e9voit des peines d\u2019emprisonnement et de confiscation des b\u00e9n\u00e9fices qui en r\u00e9sultent.\u00a0Bien qu\u2019une loi pertinente de 2020 ait renforc\u00e9 la protection des enfants, la loi ne r\u00e9pond pas aux normes internationales.\u00a0La loi pr\u00e9voit des interdictions suppl\u00e9mentaires contre les travaux dangereux, notamment le travail de nuit, le travail avec des explosifs ou des corrosifs et l\u2019extraction de min\u00e9raux et d\u2019autres mat\u00e9riaux dans les mines et les carri\u00e8res.\u00a0La loi ne prot\u00e8ge pas les enfants du secteur informel et les autorit\u00e9s ont h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 poursuivre des poursuites en raison de normes socioculturelles de longue date.\u00a0Le pays a fait des progr\u00e8s minimes dans les efforts visant \u00e0 \u00e9liminer les pires formes de travail des enfants, et la loi n\u2019interdit pas cette pratique.\u00a0La loi autorise les mineurs \u00e0 travailler en dessous de l\u2019\u00e2ge minimum d\u2019admission \u00e0 l\u2019emploi, qui est de 16 ans.\u00a0Des exceptions permettent aux enfants de travailler \u00e0 12 ans comme apprentis pour des travaux l\u00e9gers dans les secteurs des services domestiques et de l\u2019agriculture, et \u00e0 14 ans pour d\u2019autres travaux.\u00a0La loi ne prescrit pas le nombre d\u2019heures de travail par semaine pour les enfants, ni ne pr\u00e9cise les conditions dans lesquelles des travaux l\u00e9gers peuvent \u00eatre entrepris.<\/p>\n<p>Le minist\u00e8re du Travail a tenu \u00e0 jour une liste obsol\u00e8te des professions ou activit\u00e9s dangereuses qui ne peuvent pas employer d\u2019enfants, mais son application a \u00e9t\u00e9 limit\u00e9e aux grandes entreprises du secteur formel.\u00a0La loi n\u2019interdit pas les occupations et activit\u00e9s dangereuses dans tous les secteurs concern\u00e9s par le travail des enfants, y compris l\u2019agriculture.\u00a0La loi augmente les peines pour le travail forc\u00e9 si des mineurs sont impliqu\u00e9s, mais les peines n\u2019\u00e9taient pas conformes aux normes internationales et leur application n\u2019\u00e9tait pas suffisante pour dissuader les violations du travail des enfants.\u00a0Bien que la loi pr\u00e9voie que les obligations conventionnelles soient consid\u00e9r\u00e9es par le syst\u00e8me judiciaire comme juridiquement contraignantes, l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 concernant la validit\u00e9 de cette disposition a persist\u00e9 en raison de l\u2019incapacit\u00e9 du gouvernement \u00e0 adopter une loi d\u2019application.<\/p>\n<p>Le minist\u00e8re du Travail est responsable de l\u2019application des lois sur le travail des enfants et il a men\u00e9 des inspections occasionnelles.\u00a0L\u2019OPROGEM est l\u2019unit\u00e9 au sein du minist\u00e8re de la S\u00e9curit\u00e9 charg\u00e9e d\u2019enqu\u00eater sur la traite des enfants et les violations du travail des enfants.\u00a0En septembre, l\u2019OPROGEM avait port\u00e9 devant les tribunaux trois affaires d\u2019exploitation d\u2019enfants par le travail.\u00a0Les peines n\u2019\u00e9taient pas proportionn\u00e9es \u00e0 des crimes similaires.<\/p>\n<p>Le gouvernement n\u2019a pas appliqu\u00e9 efficacement la loi et les inspections n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 ad\u00e9quates.\u00a0Les filles \u00e9taient soumises \u00e0 la servitude domestique dans le pays et \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.\u00a0Le travail forc\u00e9 des enfants se produisait principalement dans les secteurs de la noix de cajou, du cacao, du caf\u00e9, de l\u2019or et des diamants de l\u2019\u00e9conomie.\u00a0De nombreux enfants \u00e2g\u00e9s de 5 \u00e0 16 ans travaillaient 10 \u00e0 15 heures par jour dans les mines de diamants et d\u2019or pour une r\u00e9mun\u00e9ration minimale et peu de nourriture.\u00a0Les enfants travailleurs extrayaient, transportaient et nettoyaient les minerais.\u00a0Ils op\u00e9raient dans des conditions extr\u00eames, manquaient d\u2019\u00e9quipement de protection, n\u2019avaient pas acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau ou \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 et \u00e9taient constamment menac\u00e9s par la maladie.\u00a0De nombreux enfants n\u2019allaient pas \u00e0 l\u2019\u00e9cole et ne pouvaient pas contacter leurs parents, ce qui peut indiquer qu\u2019ils travaillaient de force.<\/p>\n<p>De nombreux parents ont envoy\u00e9 leurs enfants vivre avec des parents ou des ma\u00eetres coraniques pendant que les enfants allaient \u00e0 l\u2019\u00e9cole.\u00a0Les familles d\u2019accueil demandent souvent \u00e0 ces enfants d\u2019effectuer des travaux domestiques ou agricoles, ou de vendre de l\u2019eau ou de cirer des chaussures dans les rues.\u00a0Certains enfants ont \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 la mendicit\u00e9 forc\u00e9e.<\/p>\n<p>L\u2019exploitation sexuelle des enfants \u00e0 des fins commerciales a \u00e9galement eu lieu.\u00a0Les peines n\u2019\u00e9taient pas proportionn\u00e9es \u00e0 des crimes similaires.<\/p>\n<p>Voir \u00e9galement les\u00a0<em>conclusions du minist\u00e8re du Travail sur les pires formes de travail des enfants<\/em>\u00a0\u00e0 l\u2019\u00a0<a href=\"https:\/\/www.dol.gov\/agencies\/ilab\/resources\/reports\/child-labor\/findings\"><strong>adresse https:\/\/www.dol.gov\/agencies\/ilab\/resources\/reports\/child-labor\/findings<\/strong><\/a>\u00a0et la\u00a0<em>liste des biens produits par des enfants du minist\u00e8re du Travail.\u00a0travail ou travail forc\u00e9<\/em>\u00a0sur\u00a0<a href=\"https:\/\/www.dol.gov\/agencies\/ilab\/reports\/child-labor\/list-of-goods\"><strong>https:\/\/www.dol.gov\/agencies\/ilab\/reports\/child-labor\/list-of-goods<\/strong><\/a>\u00a0.<a href=\"https:\/\/www.dol.gov\/agencies\/ilab\/resources\/reports\/child-labor\/findings\"><strong>\u00a0\u00a0<\/strong><\/a><a href=\"https:\/\/www.dol.gov\/agencies\/ilab\/reports\/child-labor\/list-of-goods\"><strong>\u00a0\u00a0<\/strong><\/a><\/p>\n<p><strong>D. DISCRIMINATION EN MATI\u00c8RE D\u2019EMPLOI ET DE PROFESSION<\/strong><\/p>\n<p>La loi comprend des dispositions contre le harc\u00e8lement sexuel et la discrimination fond\u00e9e sur la race, la couleur, l\u2019origine nationale, la citoyennet\u00e9, l\u2019origine sociale, l\u2019\u00e2ge, la langue ou le statut s\u00e9ropositif ou d\u2019autres maladies transmissibles.\u00a0Le gouvernement n\u2019a pris aucune mesure pour pr\u00e9venir la discrimination dans l\u2019emploi et la profession.\u00a0Les peines n\u2019\u00e9taient pas proportionn\u00e9es \u00e0 des crimes similaires.<\/p>\n<p>Une discrimination dans l\u2019emploi s\u2019est produite.\u00a0Bien que la loi exige un salaire \u00e9gal pour un travail \u00e9gal, les femmes recevaient un salaire inf\u00e9rieur pour un travail similaire, et il y avait des restrictions l\u00e9gales \u00e0 l\u2019emploi des femmes dans certaines professions (voir section 6).\u00a0Peu de personnes handicap\u00e9es avaient acc\u00e8s au travail dans le secteur formel, m\u00eame si certaines travaillaient dans de petites entreprises familiales ;\u00a0beaucoup ont surv\u00e9cu en mendiant dans les rues.<\/p>\n<p><strong>E. CONDITIONS DE TRAVAIL ACCEPTABLES<\/strong><\/p>\n<p><strong>LOIS SUR LES SALAIRES ET LES HEURES\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Le gouvernement a fix\u00e9 le salaire minimum interprofessionnel garanti \u00e0 un taux inf\u00e9rieur au seuil de pauvret\u00e9 d\u00e9termin\u00e9 par la Banque mondiale.<\/p>\n<p>La loi stipule que le travail r\u00e9gulier ne doit pas d\u00e9passer 10 heures par jour ou 48 heures par semaine, et elle impose une p\u00e9riode d\u2019au moins 24 heures cons\u00e9cutives de repos chaque semaine, g\u00e9n\u00e9ralement le dimanche.\u00a0Tout travailleur salari\u00e9 a le droit l\u00e9gal \u00e0 un cong\u00e9 annuel pay\u00e9, cumul\u00e9 \u00e0 raison d\u2019au moins deux jours par mois de travail.\u00a0La loi contient \u00e9galement des dispositions concernant les heures suppl\u00e9mentaires et le salaire de nuit, qui repr\u00e9sentent un pourcentage fixe du salaire normal.\u00a0La loi pr\u00e9voit un maximum de 100 heures suppl\u00e9mentaires obligatoires par an.<\/p>\n<p>Le minist\u00e8re du Travail est responsable de l\u2019application des normes du travail et ses inspecteurs sont habilit\u00e9s \u00e0 suspendre imm\u00e9diatement le travail dans des situations jug\u00e9es dangereuses pour la sant\u00e9 des travailleurs.\u00a0La loi contient des dispositions g\u00e9n\u00e9rales concernant la s\u00e9curit\u00e9 et la sant\u00e9 au travail, mais le gouvernement n\u2019a pas \u00e9tabli un ensemble de normes appropri\u00e9es en mati\u00e8re de sant\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9 au travail.\u00a0De plus, il n\u2019a pas \u00e9mis d\u2019arr\u00eat\u00e9s stipulant les exigences de s\u00e9curit\u00e9 appropri\u00e9es pour certaines professions ou pour certaines m\u00e9thodes de travail comme l\u2019exige la loi.\u00a0Tous les travailleurs, \u00e9trangers et migrants inclus, ont le droit de refuser de travailler dans des conditions dangereuses sans p\u00e9nalit\u00e9.<\/p>\n<p>Le gouvernement n\u2019a pas appliqu\u00e9 efficacement la loi.\u00a0Les efforts d\u2019inspection et d\u2019application ont \u00e9t\u00e9 insuffisants pour dissuader les infractions.\u00a0Selon l\u2019Organisation internationale du travail, les inspecteurs re\u00e7oivent une formation inad\u00e9quate.\u00a0Le nombre signal\u00e9 d\u2019inspecteurs du travail employ\u00e9s \u00e9tait suffisant pour faire respecter la loi, bien que les postes vacants d\u2019inspecteurs du travail n\u2019aient pas \u00e9t\u00e9 pourvus.\u00a0Les inspecteurs manquaient d\u2019ordinateurs et de moyens de transport pour s\u2019acquitter de leurs fonctions.\u00a0Les sanctions pour violation de la loi n\u2019\u00e9taient pas proportionn\u00e9es \u00e0 des crimes similaires.<\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s surveillaient rarement les pratiques de travail ou appliquaient les normes de la semaine de travail ou les r\u00e8gles relatives aux heures suppl\u00e9mentaires.\u00a0Les salaires des enseignants \u00e9taient extr\u00eamement bas.\u00a0Les arri\u00e9r\u00e9s de salaire n\u2019\u00e9taient pas pay\u00e9s et certains enseignants vivaient dans la pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>Les violations des salaires, des heures suppl\u00e9mentaires et des normes de sant\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9 au travail \u00e9taient courantes dans tous les secteurs.\u00a0Il y avait, par exemple, des communaut\u00e9s mini\u00e8res artisanales (\u00e0 petite \u00e9chelle) aurif\u00e8res dans la partie nord du pays, o\u00f9 les inspecteurs ont d\u00e9couvert des risques pour la sant\u00e9 et l\u2019environnement au travail.<\/p>\n<p><strong>S\u00c9CURIT\u00c9 ET SANT\u00c9 AU TRAVAIL\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 la protection l\u00e9gale contre le travail dans des conditions dangereuses, de nombreux travailleurs craignaient des repr\u00e9sailles et n\u2019exer\u00e7aient pas leur droit de refuser de travailler dans des conditions dangereuses.\u00a0Aucune donn\u00e9e n\u2019\u00e9tait disponible sur les d\u00e9c\u00e8s et les accidents au travail, mais les accidents dans des conditions de travail dangereuses \u00e9taient courants, principalement dans la construction et l\u2019exploitation mini\u00e8re artisanale.\u00a0Le gouvernement a interdit la prospection d\u2019or sauvage et d\u2019autres activit\u00e9s mini\u00e8res pendant la saison des pluies pour \u00e9viter les d\u00e9c\u00e8s dus aux coul\u00e9es de boue.\u00a0Les pratiques se sont toutefois poursuivies pr\u00e8s de la fronti\u00e8re avec le Mali, entra\u00eenant des accidents r\u00e9currents.\u00a0Des articles de presse ont fait \u00e9tat d\u2019au moins 20 personnes tu\u00e9es dans des coul\u00e9es de boue caus\u00e9es par l\u2019exploitation mini\u00e8re artisanale \u00e0 plusieurs endroits.<\/p>\n<p>En juin, un employ\u00e9 d\u2019une aci\u00e9rie est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 des suites de graves br\u00fblures dans la zone industrielle de Dubreka.\u00a0Les enqu\u00eateurs ont not\u00e9 que le minist\u00e8re du Travail n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 de l\u2019accident, et par la suite le ministre a ordonn\u00e9 l\u2019arr\u00eat imm\u00e9diat des activit\u00e9s de l\u2019entreprise exigeant que sa direction g\u00e9n\u00e9rale fournisse des explications sur la situation.<\/p>\n<p><strong>Secteur informel :<\/strong>\u00a0Le secteur informel comprenait 60 \u00e0 70 % de tous les travailleurs.\u00a0La loi s\u2019applique au secteur informel, mais elle a rarement \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9e.\u00a0Le salaire minimum couvre tous les secteurs mais n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9 dans le grand secteur informel.\u00a0Les gar\u00e7ons travaillaient fr\u00e9quemment dans les secteurs informels de l\u2019agriculture de subsistance, du petit commerce, de la vente ambulante, du cirage de chaussures et de l\u2019exploitation mini\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>L\u2019article <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.guinee7.com\/droits-de-lhomme-le-cnrd-a-arrete-et-detenu-arbitrairement-lancien-president-alpha-conde-denonce-washington-rapport-integral\/\">Droits de l\u2019homme. \u00ab Le CNRD a arr\u00eat\u00e9 et d\u00e9tenu arbitrairement l\u2019ancien pr\u00e9sident Alpha Cond\u00e9 \u00bb, d\u00e9nonce Washington (rapport int\u00e9gral)<\/a> est apparu en premier sur <a rel=\"nofollow\" href=\"https:\/\/www.guinee7.com\/\">Guinee7.com<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans un rapport qui n\u2019est pas du tout tendre avec le r\u00e9gime d\u2019Alpha Cond\u00e9, le d\u00e9partement d\u2019\u00e9tat am\u00e9ricain fait remarquer n\u00e9anmoins que \u00ab\u00a0Le CNRD a arr\u00eat\u00e9 et d\u00e9tenu arbitrairement l\u2019ancien pr\u00e9sident Alpha Cond\u00e9 le 5 septembre. Le 27 novembre, les autorit\u00e9s ont d\u00e9plac\u00e9 l\u2019ancien pr\u00e9sident Cond\u00e9 de son emplacement pr\u00e9c\u00e9dent vers la maison de sa &hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[22],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/28162"}],"collection":[{"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=28162"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/28162\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=28162"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=28162"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/uk.ambagn.staging.e-kaidi.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=28162"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}